Opinion/ Syndicats : Plus on est de fous, plus on rit !

La version Slecg d’Aboubacar Soumah conteste le congrès que veut organiser la version originelle du même Slecg. Et, pince sans rire, monsieur Soumah prétend que le ministre Damantang est celui qui soutient le Slecg originel. Il fait une telle fixation sur le ministre au  point de demander son départ du gouvernement. Ridiculu, ridiculum, ridiculass. Encore une fois, le gouvernement ne peut s’ingérer dans les contradictions entre syndicats. Ce gouvernement laisse justement le soin à la justice de régler ce problème entre deux factions d’un même syndicat. Après avoir berné les travailleurs sur cette fausse affaire de 8 millions, le sieur Soumah cherche tous les prétextes possibles pour aller en grève à la veille des évaluations scolaires. Et il choisi bien son moment. Comme la dernière fois, c’est curieusement au moment où l’opposition reprend ses manifestations de rue que Soumah et sa meute veulent aller en grève. Quelle coïncidence ! Si ce n’est pas de la subversion, c’est qu’en ce début de Ramadan, je m’appelle Alain. Et croyant être tapis dans l’ombre, c’est Abdourahmane Sanoh de la PCUD (Plateforme des citoyens unis pour la démocratie) qui tire les ficelles. Le trio donne quoi ? UFDG, Slecg version Soumah, PCUD de la société civile. Le financier de cette subversion, je vous donne son nom en un comme en mille : Beny Steinmetz de BSGR.

L’ambition d’Abdourahmane Sanoh est de parvenir à une nouvelle transition au cours de laquelle il sera Premier ministre pour in fine remettre le pouvoir à l’UFDG après des élections organisées par lui-même. Les masques sont tombés. C’est Kabinet Komara qui doit être déçu de cet énergumène qu’il a élevé comme ministre de l’Agriculture.

Quand au simplet d’Aboubacar Soumah, il suit un mouvement dont la profondeur le dépasse et ne sert en rien la cause des travailleurs qu’il prétend défendre.

Car, en vérité, à l’image de tout ce qu’on pourrait faire avec une baïonnette, Aboubacar Soumah aura tout fait de la vérité des négociations entre le gouvernement et les centrales syndicales, sauf de s’asseoir dessus. Tour à tour et à la fois cheval de Troie, glaive de l’intrépide guerrier qu’il se dit être, «plantation de café», muraille de Chine, passe-droit, il en a usé tant et si bien qu’elle lui colle aujourd’hui à la peau au point de se confondre avec sa double carrière syndicale et politique qui aura été aussi prometteuse que calamiteuse.

A la vérité aussi, il devrait se dire «in petto» qu’il faut d’abord avoir de l’éducation et un brin d’humilité pour être capable d’écoute et ne pas succomber à la tentation qui a été fatale au crapaud de la fable.

D’une simple affaire syndicale au début, un banal conflit de réclamation de droits, il a fait une affaire politique dans laquelle avec les siens ils ruent dans tous les sens comme frappés de «delirium tremens» aggravé de paranoïa aïgue.

Que dire alors de l’idéal syndical qu’il porte en bandoulière, qui aura, de toute évidence, toutes les peines du monde à sortir indemne de cette affaire. A tout le moins, le jeune premier insouciant qui s’amuse à se faire peur en prenant des airs de lion, maître de la forêt voire de matador, est en passe de devenir un tigre en papier qui a peur de sa propre ombre et qui se brûlerait lui-même si on y prend garde. La farce semble avoir trop duré, la réalité des faits ayant pris le dessus au fur et à mesure pour nous livrer un homme au summum de ses contradictions. Pauvre Soumah ! Tu ne veux pas deux Slecg ? Demande à ton mentor. Il te dira qu’il y a deux UFD : UFD et UFDG. Alors ajoute un II à ton Slecg et le problème sera réglé. Parce que, plus on est de fous, plus on rit !

Fodé Sylla

 

Print Friendly, PDF & Email

Commentaires

commentaires




One thought on “Opinion/ Syndicats : Plus on est de fous, plus on rit !

  1. Sylla

    Célui qui s’amuse à vouloir faire l’affaire du parti sectaire ufdg en voulant écarter le peuple de Guinée de cette décision l’apprendra à ses dépends.
    Parce que entre nous,tout le monde sait que les Guinéens ne vont jamais donner le pouvoir à l’ufdg. Ce n’est pas pour parler dans le vide. On a demontré ça en 2010.
    On va encore le demontrer en 2020 ou en 2060 s’il le faut. Tout sauf le parti sectaire. Je ne veux pas de ces tribalistes.
    Si Satan est candidat contre l’ufdg,je vote Satan sans discuter.

Laisser un commentaire