Le PDG-RDA à l’opposition républicaine : ‘’le recours à la rue aggrave les risques de débordements’’

À l’occasion du 71ème anniversaire du parti, le Parti démocratique de Guinée-Révolution démocratique africaine PDG-RDA a tenu une déclaration ce lundi 14 mai à son siège à la cité ministérielle pour parler de la naissance du parti en tant qu’acteur décisif de la construction de la nation guinéenne, et son inquiétude quant aux crises socio-politiques qui sévissent dans le pays.

Dans cette déclaration, le Parti Démocratique de Guinée a estimé que face aux crises qui gangrènent le pays, des solutions idoines devraient être mise en œuvre afin d’améliorer durablement les conditions de vie du peuple de Guinée

« En effet, les acteurs sociaux, en particulier les syndicats et les employeurs, à commencer par le gouvernement, sont engagés dans une crise liée à des revendications légitimes des travailleurs. Des solutions idoines doivent être rapidement mises en œuvre, susceptibles d’améliorer durablement les conditions de vie et de travail des travailleurs et de tout le Peuple de Guinée, sans remettre en question les nécessaires équilibres macro-économiques et les avancées en matière de croissance. A défaut, l’instabilité sociale et les crispations des uns et des autres pourraient conduire à une situation préjudiciable à la paix sociale, aggravant les difficultés de la vie au quotidien de tout le Peuple, en particulier les plus pauvres et les femmes vivant dans la précarité, gelant ou bloquant les investissements des opérateurs nationaux et étrangers dont nous avons tant besoin pour la relance économique et l’emploi de nos jeunes », a constaté Oyé Béavogui, secrétaire général par intérim du parti.

De même, le parti de feu camarade Ahmed Sékou Touré -premier président de la Guinée indépendante-  s’est réjoui d’avoir remporté les élections législatives dans certaines circonscriptions du pays.

« La valeur morale et politique de nos candidats et une stratégie politique intelligente ont permis de faire de nos listes de candidatures les premières à être déposées et validées par les démembrements de la CENI. Mieux, nous enregistrons avec fierté des élus dans certaines circonscriptions, notamment à Conakry dans la Commune de Matoto, à Kamsar, Boffa, Forécariah, Bintimodia, Farmoriah, Faranah, Kingneran (Mandiana), Macenta, Daro, Kouankan, Sérédou, Oremaï et Beyla dans Nyonssomorodo », a-t-il annoncé.

Toutefois, il estime que le recours à la rue comme solution aux problèmes posés par les élections communales tant contestées ne fait qu’aggraver les risques de débordements

«Une grande majorité de la classe politique a du mal à trouver la solution aux problèmes posés par des élections communales contestées et contestables. Le recours à la rue dans cette situation de conflit social aggrave on le sait tous les risques de débordements, de violence, de destruction de biens et, hélas, de morts d’hommes innocents. La crise politique est d’abord la preuve, si besoin en était, de l’incapacité des acteurs politiques majeurs à accepter les principes et les règles du jeu démocratique encadrés par les institutions républicaines dont nous nous sommes pourtant dotés. A chaque compétition électorale, de la plus basique, par exemple au sein des organisations économiques, sociales et culturelles, aux élections du plus haut niveau comme les présidentielles, les législatives et maintenant les communales, cette classe politique entre dans un cercle vicieux et vicié de contestations des résultats suivies de propositions qui violent les lois et les institutions de la République et, à travers elles, la volonté librement exprimée du Peuple de Guinée. En ce qui concerne les négociations de soi-disant « sortie de crise » des dernières élections communales, l’exclusion du dialogue de représentants d’organisations indépendantes qui ont su s’affirmer sur le champ politique et conquérir une partie significative et représentative du suffrage populaire en est un exemple des plus patents. Des partis politiques ont ainsi pris en otage le suffrage populaire, ils ont pris en otage la démocratie, ils ont par conséquent pris le Peuple de Guinée en otage. Ce n’est pas cela, la démocratie », lance-t-il.

Le Parti Démocratique de Guinée de la Révolution Démocratique Africaine appelle tous les acteurs politiques au respect des principes et des règles de la démocratie.

Maciré Soriba Camara

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