Présidence de la Féguifoot : comportements et traits de caractères des deux candidats en lice (par Ibrahima Diallo)

À quelques jours du congrès électif de la Fédération guinéenne de football (Féguifoot), nous avons jugé nécessaire d’aller à la rencontre des acteurs, spécialistes, d’observateurs et de mordus du cuir rond afin de recueillir leurs avis sur les 7 comportements et traits de caractères des deux candidats en lice pour la présidence.

Voici ce qu’ils disent de Mamadou Antonio Souaré (MAS) et Salifou Camara (Super V).

1-     Audience ou accès des deux :

Footballeurs, dirigeants, spécialistes et observateurs mordus du cuir rond attestent qu’il est plus facile d’avoir accès à Mamadou Antonio Souaré ou d’obtenir un rendez-vous avec le désormais ancien président de la Ligue guinéenne de football professionnel. Quant à son challenger Salifou Camara Super V, ils s’accordent au fait que l’homme privilégie la solitude. Tous sont unanimes à reconnaitre qu’il est extrêmement difficile de voir l’ancien président de la Féguifoot.

2-     Niveau académique :

Le candidat Salifou Camara Super V est titulaire d’un certificat d’études primaires (CEP). Un diplôme sanctionnant la fin de l’enseignement primaire élémentaire. Il s’exprime dans un français approximatif mais manie l’anglais à sa guise. Son challenger Mamadou Antonio Souaré est titulaire d’un diplôme d’ingénieur Télécoms de l’université Gamal Nasser de Conakry auréolé de plusieurs formations en management et gestion agréées en Belgique et en France. À l’écrit et à l’oral, il s’exprime couramment et bon pour les négociations en anglais, ce qui lui a valu son intégration dans la Commission statut du jouer FIFA.

3-     Attitude ou intéressement à suivre le déroulement des compétitions du championnat Ligue1 et 2 et de la Coupe nationale en Guinée.

Footballeurs et dirigeants sportifs conviennent sur ce volet : le candidat Super V est rarissime dans les stades. L’homme est toujours aux abonnés absents. Ce qui n’est pas le cas pour le président du Horoya AC qui suit tous les matches de toutes les compétitions. Quand il lui arrive de s’absenter, il écrit officiellement pour marquer son soutien et encourager les équipes et les membres de l’encadrement techniques à contribuer à faire avancer le football made in Guinea. Les supporters des différents clubs du pays et ceux du Syli national sont de cet avis. L’homme s’est toujours investi pour la réussite de nos compétitions nationales et internationales.

4-     Considération et attention envers les collaborateurs et ses semblables:

En Guinée, il n’existe pas encore de baromètre de l’action publique permettant de mesurer la popularité de deux prestigieux candidats, mais le jugement des spécialistes nous aide à avoir des indicateurs d’évaluation.  Sur ce point 4 concernant l’ouverture d’esprit et le sens de responsabilité sociétale du leader, Super V est déficitaire. Très renfermé, personnalité distante, sa sociabilité est mise à rudes épreuves par ses compatriotes. Son challenger Antonio Souaré est quant à lui apprécié tant sur le plan local que continental. Au-delà des frontières guinéennes, le dirigeant sportif est régulièrement cité au nombre des modèles par les afro-optimistes et les revues spécialisées. Respectueux, il a de la considération pour tout ce qui touche à l’intérêt de son pays. C’est dans ce sens qu’il a plusieurs fois financé les voyages du Onze national à l’étranger. Il s’investit dans le social en Guinée, et est considéré comme un philanthrope  notamment dans l’évacuation sanitaires de ses compatriotes pour des soins, accorde de l’intérêt au développement des groupements à vocation coopérative, il aide à la construction d’écoles, d’hôpitaux, de ponts et autres ouvrages d’intérêt public.

5-     Moralité de gestion :

Il est de notoriété publique que le candidat Antonio Souaré est à l’abri du besoin. Il dirige le Groupe Business Marketing détentrice de plusieurs multinationales qui fonctionnent dans plusieurs pays africains.  A l’inverse, Salifou Camara Super V est un ancien tenancier d’un supermarché dans ce qui est devenu la Cité chinoise de Coléah à Conakry. Les locaux ne portent plus les marques, et M. Super V n’a plus de société qui marche. L’homme avait été épinglé par le Comité national de lutte contre la corruption. Son passage à la tête de la Féguifoot a été aussi très critiquée par les adeptes de l’orthodoxie financière.

6-     Présence où résidence dans le pays et contribution au développement du football:

Sur ce chapitre, Antonio Souaré réside en Guinée. Il a construit un centre sportif qui porte son nom à Yorokoguia dans la préfecture de Dubréka, et qui est cité au rang des meilleurs du continent. Il a toujours œuvré pour que la Guinée participe à toutes les compétitions à l’échelon africain. Son challenger Saliou Camara Super V est propriétaire d’une résidence bien connue à Ratoma-dispensaire dans la banlieue huppée de Conakry. Fréquemment hors de son pays, ce candidat n’a jamais géré un club de football dans son pays comme le lui avait demandé à l’époque feu le général Lansana Conté.

7-     niveau ou aptitude de communication:

Pratiquement injoignable, le candidat Salifou Camara Super V  fait comme s’il ne vit pas sur la planète terre. Il communique comme il navigue à vue. Conférence de presse, contribution au débat de haut niveau ou encore dispenser des cours, il ne s’y connait pas, ce n’était pas du tout, du tout sa tasse de thé. Antonio Souaré est propriétaire du groupe CIS Media qui dispose d’une radio et d’une télévision panafricaine spécialisée en sport et culture.

A en juger par ces 7 points, l’on ne peut se tromper de candidat. A vous de le désigner et au besoin de lui accorder votre vote !

Pour ma part, c’était juste une contribution à vaincre le signe indien.

Par Ibrahima Diallo

Directeur général de la radio Liberté FM

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