Procès d’Ibrahima Sory Camara de l’UFDG : réactions croisées des avocats des deux parties…

Au sortir jeudi du procès qui a lieu au tribunal de première instance de Mafanco de Ibrahima Sory Camara, militant engagé de l’UFDG, poursuivi pour injures, diffamation et outrage au chef de l’Etat, les avocats de la défense et de la partie civile ont livré leurs impressions…

‘’Nous n’avons aucune crainte parce que pour nous c’est un dossier qui est vide. Nous étions sur le point de démontrer, finalement il a été demandé le renvoi » (Me Béa)

Me Salifou Béavogui, défense : ‘’Il faut se réjouir que le procès ait eu lieu. Il faut se réjouir que finalement les débats seront ouverts dans cette affaire parce que notre client a beaucoup de choses à dire pour démontrer son innocence. Nous-mêmes ses avocats, nous avons beaucoup de preuves pour innocenter notre client.  Aujourd’hui, effectivement nous prions à donner la version des faits. Monsieur le procureur a sollicité le report de l’audience pour des questions de sécurité, nous de la défense, le collectif a sollicité conformément aux dispositions de l’article 244 avancé par l’article 235, la remise en liberté de monsieur Ibrahima Sory Camara en raison du fait que sa détention n’est plus nécessaire à la manifestation de la vérité. Le tribunal a décidé de le maintenir en prison et de renvoyer au mardi 03 avril 2018. Nous restons sereins, confiants, courageux et nous restons derrière les principes et la loi. Nous pensons qu’au bout du rouleau, notre client sera relâché purement et simplement dans cette affaire. Nous sommes des légalistes, c’est un procès qui est organisé conformément à la loi, nous demandons aux uns et aux autres de se calmer et de laisser la justice faire son travail. Et la justice fera son travail conforment à la loi. Nous n’avons aucune crainte parce que pour nous c’est un dossier qui est vide, Nous étions sur le point de démontrer finalement, il a été demandé le renvoi ».

« Les propos ont été simplement tenus pour ternir non seulement l’image du président mais également pour créer la panique au sein de la société’’ (Me Doumbouya)

Me Lancéi 3 Doumbouya, partie civile : « Nous, nous avons l’espoir, nous estimons que le droit va triompher quant à la pertinence des faits. Il s’agit bel et bien des faits de diffamation, d’injures et d’outrage, donc nous allons administrer bien entendu la preuve que les déclarations imputées au chef de l’Etat ne sont pas du tout établies, que les propos ont été simplement tenus pour ternir non seulement son image mais également pour créer la panique au sein de la société. C’est dommage qu’à l’entame du procès qu’une autre orientation soit donnée aux débats alors qu’entre professionnels, comme nous l’avons toujours dit, nous devrions au moins fournir les efforts pour nous démarquer des considérations subjectives qui n’ont rien à voir avec le dossier. Donc, nous estimons que le tribunal a bel et bien tenu compte des exigences de la sérénité renvoyant ce dossier ».

Elisa Camara

+224 654 95 73 22

 

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