Qu’est devenue la Guinée d’octobre 1958 qui avait choisi d’être le chantre des indépendances et du développement de l’Afrique noire francophone au sud du Sahara ?

La Guinée indépendante qui fut d’abord écrasée par son héritage colonial, ne tardera pas à devenir un satellite du monde communiste pendant sa première République (26 ans). Par la suite, elle devint une dépendance du néo-colonialisme occidental pendant la durée de sa deuxième République. Elle sera empêtrée dans un système de libéralisme sauvage avancé pendant 24 ans avant de basculer en 2010 dans sa fameuse troisième République et s’illustrer avec un statut de pays à la dérive.

Les échecs politiques et économiques qu’a connus la Guinée depuis son accession à la souveraineté nationale en octobre 1958, sont constitutifs de lourdeurs administratives gangrenées par le népotisme, le clientélisme, le clanisme, la corruption généralisée et une violation systématique et répétée de notre constitution et nos institutions.

Ces fléaux primaires qui sont enracinés et institutionnalisés depuis 1958 bloquent fondamentalement son émergence économique et social et ce, en dépit des  immenses richesses de son sol et de son sous-sol, de son potentiel hydrographie et géographie, mais aussi de son histoire et de sa colossale ressource humaine qui s’illustre vaillamment partout à travers le monde.

Dans son  » Tome X  » intitulé L’Afrique en marche, Sékou Touré affirmait, je cite  » La qualité d’une Révolution est essentiellement fonction du degré de la conscience politique et d’engagement militant du peuple qui en est tout à la fois l’instrument et l’objet « . Fin de citation.

La Révolution qualitative que rêva Sékou Touré de voir la Guinée se hisser au statut d’un pays indépendant et émergent, tarde encore à se matérialiser et ce malgré les 34 années de régimes politiques successifs qui s’empareront du pouvoir après sa mort. Cette bande de ses héritiers politiques s’est révélée être dépourvue de compétences, de patriotisme et de toute once de volonté politique. De plus, la bande ignore que sans unité nationale, la paix et une justice sociale viable dans un pays, aucun État de droit émergent ne s’enracinera.

Cependant, il n’en demeure pas moins aujourd’hui que l’espoir de faire naître une nouvelle République pour relever les immenses défis sociopolitiques de la Guinée du 21ème siècle est permis. Une telle prise de conscience et de responsabilité incombe à une nouvelle génération responsable et déterminée à reprendre immédiatement le grand destin de la Guinée entre ses mains afin de la doter d’un État démocratique et émergent.

Le peuple martyr de Guinée vaincra et la quatrième République démocratique guinéenne rayonnera !

Papa Attigou Bah

Président de l’Union pour la Démocratie et le progrès de la Guinée (UDPG).

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