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Societé

Réforme du secteur de sécurité au menu d’une réunion de restitution à Conakry

Une réunion de restitution des avancées du Projet Appui Conseil Stratégique à la Réforme Secteur de Sécurité en République de Guinée a eu lieu ce mercredi, 14 août 2019 au Ministère en charge de la Défense Nationale à Kaloum. Objectif, améliorer la prestation des services de sécurité et de justice.

A l’entame de ses propos, le Représentant résident adjoint du Programme des Nations-Unies pour le Développement, Eloi Kouadio IV, saluant la reprise en main de ce programme par la Guinée  a affirmé que cela a donné lieu à un certain nombre d’engagement permettant la mise en place un dispositif qui crédibilise l’armée guinéenne dans la sous-région ouest-africaine

« Ce premier acquis du programme de réforme du secteur sécurité en Guinée permet également de consolider le deuxième axe de mon intervention, à savoir comment la sécurité permet la stabilité du pays pour asseoir le processus de développement pour une Guinée émergente à l’horizon 2040 comme indiqué dans le programme de développement prôné par Chef de l’Etat. Oui le développement ne saurait faire l’économie de la sécurité car la sécurité permet la stabilité et c’est la stabilité qui ouvre les sillons d’un processus de développement durable. La participation des communautés est aussi essentielle pour que le développement puisse être effectif et les fruits du développement et de la croissance redistribuée de manière inclusive. C’est en cela que la recherche d’une réforme du système de sécurité est prônée et exécutée depuis 2010 en Guinée où nous arrivons au moment où la 3ème génération du programme de réforme de la sécurité permet aux citoyens guinéens d’avoir confiance en son armée, en sa police et aux hommes de défense et de sécurité de l’ensemble du pays », a-t-il estimé.

Représentante adjointe du Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme, Marie-Amélie Ndayisenga a rappelé les défis auxquels a été confronté le secteur de défense et de sécurité

« A cette époque comme d’aucuns le savent et s’en rappellent, les défis auxquels faisaient face le secteur de défense et de sécurité était tellement énormes qu’ils exigeaient tout le courage et toute la détermination des partenaires convaincus qu’il n’y avait pas d’option que de les affronter de manière frontale si les fils et les filles de la Guinée devaient jouir de leurs droits de citoyens dans un contexte digne d’une démocratie en dehors de la peur et des menaces. Si la mise en œuvre des différentes étapes et phases du projet a généré beaucoup d’enthousiasme, il n’a pas manqué de suscité des interrogations car à chaque étape, à chaque activité, on se rendait compte de la longueur du chemin à parcourir sans détour pour atteindre cet objectif (…). Aujourd’hui nous avons des raisons de nous réjouir du fait que le projet RSS3, certes imparfait a posé de solides jalons qui honorent la Guinée et les guinéens tant au niveau national, régional qu’international. L’aménagement et la sensibilité et de l’engagement aux droits de l’homme u sein des forces de défense et de sécurité Excellence Monsieur le ministre d’Etat n’est plus à démontrer. J’en veux pour preuve pour ne citer que quelques-uns, la collaboration sans faille que le Haut-Commissariat a eu avec les officiers de police judiciaire et du parquet au cours des échanges et des visites dans les lieux de détention, la grandeur et la profondeur des débats lors des divers activités de formation que nous avons eu à exécuter avec le gouvernement et d’autres partenaires dans le cadre de ce projet, l’engouement et l’enthousiasme… et aussi et surtout le prestige que la Guinée a atteint par sa participation aux opérations internationales de maintien de la paix. En effet, le HCDH observe chaque année le sérieux avec lequel les contingents en préparation de déploiement abordent les questions sensibles et complexes des droits de l’homme et du genre », rappelle-t-elle.

Pour sa part, le ministre d’Etat chargé des Affaires Présidentielles et ministre de la Défense Nationale Dr Mohamed Diané, a estimé que la réflexion sur le bilan du troisième projet « Appui Conseil Stratégique de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS -3) doit intégrer l’idée de l’extension de la durée de sa période de mise en œuvre pour apprécier la pertinence de l’architecture du système de pilotage du projet, la fonctionnalité, l’efficacité et l’efficience des organes de sa mise en œuvre, compte tenu des missions qui leur sont assignés et des moyens mis à leur disposition

« Pour garder toute sa pertinence, le Projet « Appui Conseil Stratégique de Réforme du Secteur de Sécurité (RSS-3), doit désormais s’inscrire dans la logique des documents de référence que constituent « la vision 2040 pour une Guinée émergente et prospère », la Politique Nationale de Défense et de Sécurité (PNDS), la Stratégie Nationale d’Actions Prioritaires (SNAP) et la Politique Nationale de Développement Social (PNDS). Il doit donc aller au-delà de 2020, année qui marquera aussi le début d’un nouveau mandat présidentiel, pour garder son caractère prioritaire et renforcer les acquis d’une réforme gratifiée d’exemplaire tant en Afrique qu’ailleurs, mais dont l’élan doit indéniablement être prolongé pour gommer les retards consécutifs aux impératifs budgétaires et sanitaires », dira-t-il.

A la fin de son speech, le ministre Diané a ajouté que cette cession du Comité de Pilotage de la RSS-3 est l’occasion pour le PNUD et ses Partenaires (le gouvernement), de faire le point sur les avancés du Portefeuille de la Gouvernance et de la Consolidation de la Paix, tirer les enseignements du Projet « Appui Conseil Stratégique de Réforme du Secteur de Sécurité (RSS-3), capitaliser l’expérience, formuler des recommandations et alimenter les décisions futures.

Maciré Camara

+224 628 112 098

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