Ségolène Royal à la session du CAHOSCC et de l’AREI : « sans le continent africain, il n’aurait pas eu d’accord de Paris sur le climat »

Comme nous l’annoncions, une session spéciale du comité des Chefs d’Etat et gouvernement Africain sur le changement climatique (CAHOSCC) et l’initiative de l’Afrique pour les énergies renouvelables (AREI)  s’est tenue hier samedi 4 mars 2017, dans les locaux du palais Mohammed V. Au cours de cette rencontre internationale, Ségolène Royal, la ministre française de l’Environnement, a remercié l’Afrique pour son engagement à lutter contre le changement climatique. Selon elle, c’est grâce aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’Afrique qu’il y a eu l’accord de Paris à l’occasion de la COP21, qu’elle a présidée.

« Je voudrais vous apporter le salut le président de la république française qui s’est en effet, comme vous le savez beaucoup impliquer sur la réussite du COP 21 qui a réuni le sommet des Chefs d’Etat africain au mois de décembre 2015 pour leur donner justement toute leur place. Et, redire ici que sans le continent africain, sans l’engagement des Chefs d’Etat et de gouvernement du continent africain, il n’aurait pas eu d’accord de Paris sur le climat. Pourquoi ? Parce qu’après l’échec du sommet de copenak, le continent africain qui est la première victime du dérèglement climatique alors qu’il n’en est pas responsable aurait très bien pu dire écouter, ça fait 20 ans qu’on discute depuis la conférence de Rio qu’il n’y a pas toujours l’argent sur la table et qu’il n’y a toujours pas de décision et donc, nous ne venons plus aux conférences climatiques », dira-t-elle entre autres, avant de préciser :

« Quand on regarde ce qui se passe à l’échelle de la planète il y a deux catégories de pays qui subissent le plus violemment le réchauffement climatique. Ce sont les petits Etats insulaires qui sont menacés par la hausse du niveau de la mer et qui peuvent eux-mêmes disparaitre. L’Afrique produit moins de gaz à effet de serre, mais elle est la plus qui subit les conséquences de ces émissions. C’est le continent africain qui est le plus durement impacté par le réchauffement climatique. Et pourtant, il n’est responsable que de 7% des émissions de gaz à effet de serre. Mais dans les cinquante pays les plus vulnérables, il y a 36 pays qui viennent du sub-saharien. Et puis la communauté internationale dépend du continent africain parce que si l’Afrique faisait les mêmes choix que les pays industrialisés, c’est-à-dire les énergies faucilles pour se développer nous n’arriverons pas à rester en dessous des 2 degrés. Donc, le choix que le continent africain va faire sur les énergies renouvelles est un choix absolument crucial qui engage la planète toute entière ».

Plus loin, elle a signifié qu’elle n’est qu’une facilitatrice à cette rencontre de Conakry. « Parce qu’on m’a sollicité pour être là, pour surveiller le fait que la parole soit tenue par les pays donateurs. La France par la voix du président de la République sur les 10 milliards qui ont été promis dans le cadre des initiatives pour les énergies renouvelables apporte 3 milliards d’Euro », affirme-telle, avant d’annoncer que ce sont au total 400 projets qui sont prêts aujourd’hui à être démarrés.

Par Youssouf Keita

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