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Tabaski : à Conakry, les clientes ne se bousculent pas (trop) au portillon des salons de beauté

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A quelques heures de la Tabaski, la plus grande fête musulmane, les clientes ne se bousculent dans les salons de coiffure de Conakry. En tout cas c’est ce qui ressort du constat fait dans plusieurs salons de beauté à Kipé dans la commune de Ratoma, en banlieue de Conakry.

Arrivée au salon Amiscale, nous avons rencontré la maitresse Mariam Ciré Soumah, qui était en pleine causerie avec ses stagiaires, semble attendre des clientes encore absentes. Interrogée, elle a confié : « A l’heure-là, il n’y a pas de clientes, vous savez c’est mieux lors de la fête de ramadan. Mais pour la fête de Tabaski, beaucoup de personnes préfèrent aller célébrer dans leurs villages respectifs. Donc ce qui fait qu’on n’a pas de clientes. Et aussi actuellement les femmes utilisent plus les perruques. Souvent si une femme a une perruque, c’est ce qu’elle utilise lors des cérémonies et les fêtes ».

Parlant des prix des coiffures, la maîtresse d’indiquer : « nous tressons un paquet de mèches à 30 000 fg et les tissages à 100 000 fg ou 200 000 fg ».

Cependant, chez Pat’s natural beauty, c’est tout un autre discours et une autre réalité. Là, tout à l’air d’aller pour le mieux. Salon bondé, clientes en attente et joyeuses.

C’est dans cette atmosphère que Hélène Kamano, gérante dudit salon nous a fait savoir que « C’est toujours la même chose. Les clientes sont là en attente, la salle est pleine. Nous ne nous plaignons pas trop. Nos coiffures sont naturelles. Nous faisons des coiffures Nappy, lock naturel, les faux locks, et les coiffures des cheveux naturels. Les prix varient, les enfants à 30 000 fg, les grandes personnes 50 000 fg ainsi de suite. »

Faisant par ailleurs, la comparaison entre la fête de ramadan et celle de Tabaski, elle souligne : « Il y a une toute petite différence, moins de personnes. Mais cela n’a pas d’inconvénients, nous avons encore un jour avant la fête. »

Comme on le dit, les choix et le goût ne se discutent pas. C’est pourquoi rencontrée chez SAV’S coiffure, Madame Traoré Hawa Camara a motivé son choix de préférer les salons : « je trouve que c’est mieux de venir au salon. Il faut d’abord que je fasse mes soins, or je n’ai pas tous les produits qu’il faut pour ça. En plus au salon, ce n’est pas coûteux, les soins c’est à 50 000 fg et la coiffure c’est à 35 000 fg ».

Ce qui n’est pas de l’avis de Fatoumata Binta Diallo, qui trouve le processus plus coûteux. Donc elle préfère aller chez ses voisines qui, selon elle, tressent excellemment bien et à petit prix : « je suis venue avec mes deux filles, pour nous coiffer, la coiffeuse me dit d’envoyer 50 000fg, nous trois. Si c’était au salon, on allait me dire plus ».

Coiffeuse devenue professionnelle dans le quartier, on a retrouvé, Mamaissata Soumah, en bordure de route, occupée à coiffer quelques filles. « Nous dans ce métier, nous n’avons pas de maîtresse. Nous le faisons pour aider les gens qui n’ont pas les moyens ou le temps d’aller au salon », assure-t-elle.

Elisa Camara

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