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Politique

‘’Tous les acteurs politiques de notre pays doivent prendre l’exemple sur l’opposition kényane » (Faya Millimouno du BL)

Il était seul parmi les candidats à la présidentielle guinéenne de 2015  à faire recours à la Cour Constitutionnelle au lendemain de cette élection qui a déclaré le président Alpha Condé vainqueur pour un second mandat de cinq ans.

Le président du Bloc Libéral (BL), Dr Faya Millimouno, joint ce lundi 4 septembre par la rédaction de Mediaguinee a réagi à l’invalidation de la présidentielle au Kénya par la Cour Suprême. Selon lui (Dr Faya), cette décision de la Cour Suprême est à saluer. Il s’est aussi réjoui de la démarche que son parti avait engagé au niveau de la Cour Constitutionnelle guinéenne au lendemain de l’élection présidentielle de 2015.

« Nous pensons que c’est une avancée, c’est une première sur le continent africain qu’une élection présidentielle soit invalidée par la cour suprême ou la cour constitutionnelle. Il faut donc féliciter ses magistrats de la cour pour cet acte courageux. Cet un acte qui nous rappel celui d’une dame aussi africaine qui était la présidente de la cour constitutionnelle du Bénin au temps du président Sogolo. Lorsque Sogolo a perdu les élections, il n’y a pas d’intimidation que cette dame n’a pas eue. On nous appris que les balles avaient même traversées son salon pour se loger dans sa chambre à coucher. Mais, elle est restée ferme. »

Pour lui, le cas kenyan doit inspirer tous africains: « C’est l’Afrique de notre rêve, c’est l’Afrique qui permettra effectivement la construction des sociétés démocratiques et des Etats de droits. Il faut féliciter également l’opposant qui a fait recours  à la cour suprême parce qu’on se rappel dans notre pays en 2015, très peu de candidats avaient fait recours à la cour constitutionnelle pour porter leur grief. Le BL trouve un motif de fierté pour l’avoir fait. Nous l’avons toujours dit, il faut que nous donnions l’occasion à nos magistrats qui peuvent avoir le courage de dire le droit. »

S’il n’y avait pas eu de recours à la cour suprême du kenyan, dira-t-il, « nous ne serons pas devant l’invalidation de ces élections aujourd’hui. C’est pourquoi nous encourageons tous les acteurs politiques de notre pays à prendre l’exemple sur l’opposition kenyane. Nous avons également félicité même si nous nous trouvons maintenant déçu. On avait félicité la première réaction exprimée par le président déclaré gagnant qui, tout en ne partageant pas la décision de la justice avait promis de l’a respectée. Et avait appelé le peuple kenyan à respecter la décision de la Cour Suprême. C’était sage de sa part et c’était républicain de sa part. Mais, lorsque nous avons suivi les paroles à peine voilées de menaces à l’égard des magistrats, nous sommes déçus.»

Elisa Camara

+224 654 95 73 22

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0 Comments

  1. Observateur

    4 septembre 2017 at 16 h 44 min

    Detrompez vous car la realite au Kenya n’a rien a avoir avec celle de la Guinee,
    L’UFGD est un bloc des Diallo

  2. Sylla

    6 septembre 2017 at 4 h 33 min

    D’abord c’est Nicephore Soglo,pas « Sogolo » qui n’existe nulle part.
    Ce n’est pas parcequ’un opposant qui a été lamentablement battu aux élections introduit des revendications farfelues que la Cour Suprême doit se plier à ses caprices de gamin pour annuler des élections dont le simple coût peut créer des milliers d’emplois dans ces pays économiquement désoeuvrés.
    C’est à dire que l’une des causes du retard de l’Afrique c’est que n’importe qui se lève pour dire qu’il est politicien sans avoir ni formation de base,ni esprit d’ouverture.
    Qu’est ce qu’on peut on avoir,en terme de résultats, avec un tel leader qui n’est pas outillé pour un rôle qu’il prétend jouer si ce n’est l’échec à tous les niveaux.
    La mauvaise foi,c’est l’ignorance.

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