“1000 girls” : une plateforme pour porter la voix des femmes

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Dans le but de contribuer à bâtir l’agenda Beijing+25, le Fonds des Nations unies pour la Population (UNFPA) Togo, en partenariat avec cinq pays de la sous-région (le Bénin, le Ghana, le Libéria, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire), a procédé à la mise en place de la plateforme “1000 jeunes filles” et de l’initiative “When Africa Women Lead”. Une interface virtuelle de publication et de partage d’informations relatives à la campagne Génération Égalité. La cérémonie organisée sous forme hybride a eu lieu sous le thème “Femmes Africaines que nous voulons être à l’horizon 2063”.

Selon Josiane Yaguibo, représentante de l’UNFPA au Togo, la plateforme “1000 jeunes filles” « constitue un mécanisme virtuel inédit pouvant permettre aux jeunes filles d’influencer les délibérations qui seront faites au forum Génération Égalité au niveau mondial à Paris en juin 2021 ».

L’évaluation des 25 années de mise en œuvre du Programme d’action de Beijing a permis de noter qu’en dépit des progrès réalisés, les changements réels ont été lents pour la majorité des femmes et des jeunes filles à travers le monde. Plusieurs défis, d’après la représentante de l’UNFPA Togo, restent à relever. C’est le cas en Afrique où la majorité des femmes ne dispose pas de leurs corps (31% en Afrique contre 23% dans le monde)

« Ce, malgré le fait que 72% des pays en Afrique subsaharienne disposent de lois garantissant aux femmes et aux hommes un accès équitable », poursuit-elle. 

Tout en remerciant le Chef de l’État togolais pour le leadership exceptionnel dont il a fait preuve dans la sous-région ouest-africaine en matière de droits des femmes mais aussi en matière de développement inclusif, la Directrice Exécutive Adjointe de l’UNFPA a déclaré que les femmes devraient participer au développement de l’Afrique. « Le Fonds des Nations unies pour la Population est convaincu que la conférence internationale sur la population et le développement, l’agenda 2030 des Nations unies et l’agenda 2063 pour le futur que nous voulons pour l’Afrique ne peuvent se réaliser que si les femmes jouissent de leur droit de participer pleinement au développement du continent », a déclaré Madame Diènè Kéïta. 

Procédant au lancement de la plateforme, la présidente de l’Assemblée nationale togolaise, Yawa Djigbodi Tsegan,  a indiqué que l’initiative “Femme africaine à l’horizon 2063” est une contribution au forum Génération Égalité. « Elle prendra en compte l’expérience des pays africains en termes de leadership féminin. Cette fenêtre de plaidoyer pour porter la voix de la femme africaine à Paris en Juin nécessite l’engagement de tous et toutes et ce à tous les niveaux d’influence », a-t-elle relevé.

« Nous voulons un monde où chaque grossesse est désirée, où les filles et femmes jouissent entièrement des droits, des services et des informations relatives à la santé sexuelle reproductive », a estimé la présidente du club des jeunes filles leaders de Guinée, Idrissa Bah.

À noter que d’autres personnalités telles que Dr Jewel Howard Taylor, vice-présidente du Libéria, Awa Fally Ba, représentante de Plan International Togo et Daniel Mama, coordonnateur résident des Nations unies au Togo, ont aussi pris part à la cérémonie.

Maciré Camara

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