Se marier à Timbi-Tounni (Pita) : vous allez beaucoup aimer !!!

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Dans le cadre de la lutte contre la cherté des cérémonies, les plaintes verbales, les divorces fantaisistes et le gaspillage, la ligue islamique de Timbi-Tounni, dans Pita, au cœur du Foutah Djallon ont pris des décisions drastiques à cet effet.

Dans un document de 8 pages, la ligue islamique a, à travers 60 articles, fixé les règles de célébration de mariage, de baptême, de décès et de fin de veuvage.

Nous vous décryptons quelques points de ces décisions.

Dans le chapitre II,  relatif au mariage,  l’article 9 interdit la fixation de l’argent aux habits, aux chaussures et aux parapluies.

L’article 11 stipule que : « Il n’est autorisé d’envoyer pour la légalisation du mariage (Koumpital en poular) que : la dot, les noix de cola (Goro bolonda), le tapis de la prière de la maman fanda koumpital, 10 000 Gnf pour la mosquée et les frais du certificat et de l’acte du mariage (100 000 Gnf pour les deux pièces).

L’article 12 indique que la dot minimale qui n’a pas été mariée auparavant et qui n’a eu aucun enfant est de 1 000 000 Gnf.

Pour les femmes divorcées ou veuves, la dot minimale est fixée à 600 000 Gnf (Article 13).

L’article 14prévoit que la dot ne sera versée que le jour du mariage.

Pour la valise de la mariée qui fait l’objet de tiraillements, l’article 18 prévoit : sept (07) complets de qualité y compris celui porté par la mariée après avoir enlevé le voile traditionnel (Céléli), trois (03) paires de chaussures de qualité, un tapis de prière et quelques petits objets de parures ou de toilettes.

Du côté de la nourriture, le nombre de plats ou bols communément appelés en poular Gniri foutou est fixé à la rigueur à 7 dont des bols de 3, 4, 5 mesures au maximum plus la somme de 100 000 Gnf pour les mariages et baptêmes (Article 20)

Selon les termes de l’article 37toute femme qui provoque un divorce prématuré sans raison valable, doit rendre la valise et son contenu à son ex mari.

L’article 32interdit à l’homme de frapper son épouse :  Il est interdit à l’homme de frapper sa femme sous quelque prétexte que ce soit. En cas de mésentente entre les époux, les procédures religieuses doivent être respectées, à savoir : conseiller la fille, lui rappeler la loi islamique, faire appel à des médiateurs influents, couper la relation et refuser de manger, s’abstenir du lit conjugal, etc.

Pour les divorces légaux, les époux disposant d’enfants à bas âge doivent trouver un consensus pour leur entretien (Article 33)

Par ailleurs, tout homme qui divorce suite au manque de respect de ses obligations ne doit être soutenu pour un remariage et vice-versa, selon les termes de l’article 34.

L’article 35 interdit aux parents de cacher les défauts de son fils ou de sa fille dont ils sont au courant : grossesse, crise, maladie contagieuse, diabète, cancer, folie instantanée, vol, etc.

Selon les dispositions de l’article 39la ligue islamique et les imams peuvent s’autosaisir d’un mariage et l’invalider si la procédure religieuse n’a pas été respectée.

Des sanctions pécuniaires sont prévues pour les contrevenants. Article 58 toute personne qui violera ces règles s’exposera à une amende consensuelle de 3 000 000 Gnf frappés de 10% à chaque infraction commise de plus dans la même cérémonie, sans quoi elle se verra isolée dans les différentes couches de la société de Timbi Tounni.

La ligue islamique invite tous ses démembrements de veiller à l’application de ces décisions prises le 7 mai dernier.

Sadjo Bah

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