Mory Sangaré, ministre de l’Education : ‘’6 669 salles de classe construites entre 2011 et 2018 contre 1 204 entre 2001 et 2010’’

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Le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Mory Sangaré  était ce lundi 9 décembre, face à la presse  pour parler des acquis, défis et perspectives de son département. C’était dans les locaux d’un réceptif hôtelier de la place en présence de certains de ses collègues du gouvernement et de plusieurs cadres techniques de son Ministère.

A l’entame de son intervention, il dira que le chargé de la conception, de l’élaboration et de la mise en œuvre de la Politique du Gouvernement en matière d’enseignement préscolaire, élémentaire et secondaire, d’éducation civique, d’alphabétisation et d’éducation non formelle, le Ministère de l’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) a comme objectifs majeurs d’offrir un accès à une éducation équitable, inclusive et de qualité à tous les enfants, de lutter contre l’analphabétisme, de promouvoir l’éducation à la citoyenneté et de renforcer la gouvernance de l’éducation.

« Il convient de rappeler qu’à l’avènement de la 3ème République en décembre 2010, le secteur de l’éducation nationale et de l’alphabétisation était confronté à de nombreuses difficultés liées à la situation socio-économique de notre pays, au nombre desquelles on peut citer des capacités d’accueil insuffisantes, des indicateurs du système en deçà des attentes, le taux brut de préscolarisation à 7,5%, le taux brut de scolarisation au primaire à 78% dont 70% pour les filles avec des disparités, le taux brut de scolarisation au secondaire à 38% dont 27 % pour les filles, le taux d’analphabétisme estimé à 65%, la baisse de la qualité de l’enseignement/apprentissage, due en grande partie au faible niveau académique et professionnel de nombreux enseignants, un taux de redoublement élevé (15% au primaire), l’insuffisance des manuels scolaires et autres matériels pédagogiques, le non-respect des plans d’études et des programmes par certains enseignants ou établissements souvent aggravé par des perturbations sociopolitiques, l’insuffisance de suivi et d’encadrement rapproché, la mauvaise gestion des ressources humaines  se traduisant par une répartition non rationnelle des enseignants, un taux élevé d’absentéisme et d’abandons de postes, le non-respect des textes régissant le fonctionnement de l’enseignement privé », dira-t-il, avant de marteler :

« Pour corriger cette situation et atteindre les objectifs assignés à mon Département, le Gouvernement à travers le MEN-A, avec l’appui des Partenaires Techniques et Financiers (PTF), a entrepris au cours des huit dernières années, un programme d’actions de réformes au niveau des axes suivants : De l’accès et de l’équité : la construction/réhabilitation entre 2011 et 2018 de 6 669 salles de classe dont 5 446 au primaire et 1 223 au secondaire contre 1 204 entre 2001 et 2010. Ce total se décompose comme suit : La construction et l’équipement de 5855 salles de classe dont 4934 à l’élémentaire et 921 au secondaire dans les 8 régions du pays ; la réhabilitation de 814 salles de classe dont 512 à l’élémentaire dans toutes les régions et 302 salles de classe au secondaire dans 5 régions sur 8 (Conakry, Boké, Kankan, Mamou, Nzérékoré). En cours de construction et de réhabilitation : 923 salles de classe réparties comme suit : En construction : 376 salles de classe dont 231 à l’élémentaire et 145 au secondaire. En réhabilitation : 547 salles de classe dont 277 à l’élémentaire et 270 au secondaire. La  confection et la distribution de 150 340 table-bancs ; l’ouverture et le fonctionnement de cantines dans 1 087 écoles ; l’ouverture de 2 000 centres d’alphabétisation des jeunes et adultes avec priorité aux filles/femmes ; la relance de 226 centres nafa (école de la seconde chance)… »

Paralant de la gestion des ressources humaines, il a tenu à préciser que l’effectif global du personnel de son département est estimé à date, à 38055 enseignants dont 6689 encadreurs. « Les enseignants sont répartis comme suit : 21372 au primaire et 9994 au secondaire. Pour améliorer l’allocation des ressources humaines mises à notre disposition, les services centraux et déconcentrés procèdent chaque année à des actions de redéploiement. Pour cette année par exemple, 204 enseignants ont été redéployés de Conakry pour l’intérieur du pays.A Conakry, 57 professeurs de collège et de lycée identifiés comme excédentaires à leurs postes, ont été réaffectés dans les cinq communes pour combler des déficits repérés lors des contrôles effectués. Toujours à Conakry, le redéploiement au primaire est actuellement en cours », dit-il.

Quant aux perspectives, le ministre mentionne qu’elles sont nombreuses et diversifiées parmi lesquelles il y a le recrutement très prochain de nouveaux enseignants par voie de conconcours comme le stipulent les règlements de la fonction publique guinéenne. « Aussi comme perspectives, la poursuite de la construction et l’équipement, d’infrastructures scolaires à tous les niveaux avec un accent particulier sur le préscolaire ; la réhabilitation des infrastructures vétustes et à risques pour offrir un meilleur environnement éducatif à nos enseignants et élèves, la construction et l’équipement de trois infirmeries scolaires à Conakry (EP Centre Kaloum, Complexe Sangoyah et Complexe Kipé) ; le recrutement de nouveaux enseignants et la mise en place d’un système de gestion rationnelle des effectifs basé sur le respect de la carte des postes et les normes d’exercice de la profession (…) A moyen et long terme, il y a  le renforcement de l’apprentissage de la lecture au primaire, dans le cadre de la phase de généralisation des approches expérimentales, l’acquisition et la distribution des manuels scolaires et des matériels didactiques, la diversification des filières au lycée, la création des lycées techniques, la construction et l’équipement de centres d’alphabétisation et nafa, la diversification des approches d’alphabétisation, la poursuite de l’expérimentation de l’enseignement bilingue (français- langues nationales) avec l’initiative École et Langues Nationales en Afrique (ELAN), la numérisation de la collecte des données, l’immatriculation des élèves, la certification du corps d’inspecteurs… »

Youssouf Keita

 

 

 

 

 

 

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