Arrêter le prêcheur Nanfo Diaby pourquoi ?

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L’humanité à la recherche de Dieu a toujours usé, chaque individu en ce qui le concerne, de ses connaissances. Le savoir de l’homme a influé sur son savoir-vivre à telle enseigne que son influence sur ceux qui en ont moins que lui le prophétise dans bien des cas ; sanctifient ses actes et les déifient par endroit.

Des guerres, des croisades, des constitutions et des philosophies appelées saintes ont transformé la vie humaine selon les époques et les traditions à des instants déterminés. Tout ceci pour le contrôle de la masse populaire, le pouvoir … !

Les évolutions des sociétés humaines selon leurs compréhensions de la vie et de la notion de Dieu, ont pris divers chemins pour ce qui est de son unicité.

La proximité de l’être humain et son Créateur est si tangible par la science que la foi qui veut qu’il le créa à son image est partagée par tous. Cependant, l’imperfection de l’être humain le fit admettre la Démocratie, principe selon lequel, nul ne peut prétendre connaître la vie et même Dieu mieux que tous réunis chacun dans la limite ou la grandeur de ses connaissances, d’où les libertés de s’exprimer et de rechercher sous réserve de menacer la vie d’autrui.

Le compatriote Nanfo DIABY prêche en ce sens en langue Maninka. Il préfère aussi écrire dans l’alphabet N’ko et faire ses prières dans cette même langue.

Ceci étant : Est-il dans sa liberté de penser, de s’exprimer et de faire ses recherches sur le chemin vers Dieu ? Menace-t-il la vie d’un être humain dans ses actes ou recherches ? Non !

Sait-on. Si les Chrétiens lisent la Bible et prient en français, en anglais, en arabe, en hébreu en République de Guinée, les musulmans devraient autant, sans être inquiétés, faire leur culte dans la langue de leur compréhension sans en être inquiétés. Ça y va de la crédibilité de notre État de garantir les libertés fondamentales et la laïcité sur tout le territoire national.

Alors, arrêter Nanfo DIABY pourquoi ?

Il n’a enfreint aucune loi de la République. Ceux qui prétendent qu’il aurait enfreint une doctrine religieuse ne savent certainement pas que Dieu est plus proche de l’être humain que lui-même et que nul ne devrait alors juger et condamner à Sa place selon le même enseignement.

L’État guinéen, pour une ultime fois, doit éclairer de sa lumière pour aider à éduquer civiquement ses citoyens, pour sacraliser davantage la vie de l’être humain sur toute l’étendue de son territoire.

Pour une fois, laissons l’être humain se cultiver en paix dans notre pays et travaillons plutôt nos consciences, chacun en ce qui le concerne pour faire renaître notre culture de tolérance et de paix perdues en nous par le rejet de ce genre, pour un développement harmonieux avec ce que nous sommes réellement.

Je vous salue.

Mohamed Lamine KEITA

Écrivain / Poète

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