610kg du chanvre indien incinérés à nouveau à Forécariah: « mon parquet ne reculera devant rien »(Wright)

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Avec 105 entrées ouvertes le long des frontières entre la Sierra Leone et la Guinée notamment tout le long de la Préfecture de Forécariah, cette préfecture est devenue de nos jours la plaque tournante du chanvre indien par excellence. Les  autorités préfectorales et judiciaires ont procédé hier mercredi 13 avril 2022, en présence du Procureur Général près la Cour d’Appel de Conakry,  à l’incinération de 610 kg saisis dans l’intervalle d’un mois. 


Présent sur le site d’incinération, le Procureur de la République près le tribunal de première instance de Forecariah, Amadou Diallo, a fait savoir qu’ils n’ont malheureusement pas réussi à mettre main sur quelqu’un  lors de cette saisie.  Il en donne les raisons: « Quand les trafiquants savent qu’ils sont pris en filature, ils abandonnent la mauvaise marchandise, ils prennent la poudre d’escampette. Et justement, c’est pourquoi le juge d’instruction a pris une ordonnance d’incinération. C’est une enquête ouverte contre X. On parle d’enquête contre X lorsque les auteurs n’ont pu être identifiés »
Poursuivant, le Procureur Général près la Cour d’Appel de Conakry, Alphonse Charles Wright,  a félicité les services de sécurité qui font un travail formidable en rapport avec les autorités judiciaires,  en l’occurrence le procureur d’instance. « Dans un passé récent, notre pays a été cité parmi les plaques tournantes de consommation, de circulation de la drogue. La consommation du chanvre indien est due à la porosité de nos frontières parce que la Guinée fait frontière avec la Sierra-Leone. Aujourd’hui, les gens profitent des différentes frontières à la fois terrestres et fluviales pour introduire ces substances nocives à la santé de la couche juvénile. La quantité qui a été incinérée devant toutes les autorités locales et administratives est de 610 kilogrammes, ce qui est d’ailleurs considérable. C’est un fléau qui ne concerne pas que la justice. Il faut que les citoyens collaborent à tous les niveaux pour pouvoir dénoncer les personnes qui se prêtent à cette activité illicite et malsaine. »
Plus loin, Alphonse Charles Wright d’interpeller les autorités communales et administratives de s’impliquer davantage pour éradiquer ce fléau. « M. Le préfet et le maire pour leur dire sensibilisez les citoyens, pour leur dire de dénoncer auprès des services de sécurité les personnes qui vendent dans les concessions. Il faut aussi appeler les autorités à veiller au contrôle des agents qui sont au niveau des frontières. Il m’a été rapporté la fois dernière que toutes les personnes qui sont affectées au niveau des frontières abandonnent leur poste je ne sais pas au profit de quoi ? Mon parquet ne reculera devant rien dans la lutte contre ces fléaux », a-t-il réitéré une nouvelle fois.
Pour finir, le Préfet de Forécariah, Colonel Mohamed 5 Camara, a attiré l’attention du Procureur Général afin qu’il plaide auprès des autorités pour qu’enfin des barrages soient érigés le long de la frontières. « Depuis longtemps il a été dit d’enlever tous les barrages au niveau des frontières.  C’est ce qui fait qu’il y a la circulation illicite de la drogue dans notre pays. Sur ce, je voudrais attirer l’attention de M. le procureur général de nous aider à ériger des barrages au niveau des frontières, de Kindia à Benty . On ne peut pas contrôler ça quelle que soit l’efficacité des agents. Il faut que vous nous aidiez auprès des autorités compétentes de nous laisser ériger des barrages pour freiner un peu la circulation de drogue. »
Il faut rappeler que le 16 mars dernier, le Procureur Général Alphonse Charles Wright avait procédé sur le même site à Forécariah à l’incinération de plusieurs tonnes du chanvre indien. 
Mamadou Yaya Barry, de retour de Forécariah pour Mediaguinee 

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