A Lansanayah, Cellou témoigne : ‘’Conté m’a dit : je veux mourir là où est mort mon père’’

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22 décembre 2008. Il y a 12 ans disparaissait à Conakry à l’âge de 74 ans le général Lansana Conté, 2è président de la Guinée indépendante après 24 ans de règne. Sa famille biologique et politique organise ce 22 décembre, date de son décès, une journée commémorative pour lui rendre un vibrant hommage. Sacrifices, lecture du saint coran, prières et recueillement autour de sa tombe sont au rendez-vous à Lansanayah, une localité de Moussayah, dans la préfecture de Dubréka.

Prenant part à cette 12ème édition du Fidawou, Cellou Dalein Diallo, qui a occupé des hautes fonctions dans le gouvernement du défunt président (ministre, Premier ministre) se rappelle de l’homme du 3 avril 1984 : « J’ai eu l’honneur et le privilège de travailler avec ce grand homme et j’ai gardé des souvenirs de l’homme ».

Poursuivant, le principal opposant au régime actuel, en compagnie de son épouse et de ses proches est revenu sur l’histoire de la maison du président et du lac

« Général Conté a construit la maison à Mousayah à la place de celle qu’occupait son père. Il m’a dit c’est là qu’il prend sa retraite. Très souvent, les week-ends il me prenait pour venir visiter la plantation. J’ai dit : ‘’président, ce n’est pas à Mousayah qu’il faut prendre votre retraite c’est au bord du Lac, construisez une maison ici, voyez quelle vue on a ici. Il m’a dit : ‘’non, non, je veux mourir là où est mort mon père. J’ai dit : ‘’n’empêche, ici c’est tellement beau, vous-même vous allez trouver pour une retraite c’est mieux ici. Finalement, j’ai recruté Guido Santulo pour le convaincre de construire ici la maison. Et finalement il a accepté (…) Il me prenait souvent pour venir visiter le site et en rappelant que c’est mon idée qui a été finalement suivie par lui », révèle-t-il.

« Un homme exceptionnel qui a horreur de l’injustice qui était attaché aux Guinéens et à l’unité du pays. Il a œuvré pour protéger l’intégrité du territoire (…).

Les Guinéens sont entrain de lui rendre un hommage mérité, parce qu’il a œuvré pour le développement de la Guinée, pour l’unité nationale, celui qui a permis de restituer les libertés essentielles, notamment de voyager, d’entreprendre, d’expression, d’association avec le multipartisme. C’est Conté qui est le père de la démocratie et le père de la liberté individuelle », indique M. Diallo qui fut pendant longtemps l’un des plus proches collaborateurs de Conté.

Mamadou Yaya Barry, envoyé spécial

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