À travers Coginta, l’Union Européenne appuie la formation de 20 formateurs nationaux

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Dans le cadre des activités du projet d’appui au renforcement de l’accès à la justice des personnes les plus vulnérables en République de Guinée (PARAJ), financé par l’Union européenne, Coginta a organisé ce vendredi 29 juillet 2022 au centre de formation judiciaire une cérémonie de clôture des sessions de formation des formateurs sur les méthodes techniques et outils de formation, et la remise officielle des attestations aux participants.

Ces deux sessions de formation organisées à l’attention de vingt (20) formateurs nationaux repartis en deux groupes du 27 juin au 1er juillet et du 25 juillet à ce jour du 29 juillet, se donnent pour objectif de former les participants (formateurs) sur les méthodes, techniques et outils de formation en lien avec les huit thématiques développées dans le plan de formation du projet (dont les droits humains, les violences basées sur le genre, les droits des enfants, le droit pénal et procédure pénale, la méditation-conciliation). 

Considérant le renforcement des capacités comme l’un des volets du PARAJ, Madame Marguerite Tewa Camara Directrice Pays de Coginta a rappelé que le cœur du projet repose plutôt sur des actions d’assistance juridiques et judiciaires et traitées en faveur des personnes vulnérables

« Afin de maximiser et pérenniser les acquis du projet dont les activités prennent fin en mai 2023, nous sollicitons auprès du ministère de la justice et des droits de l’homme  l’appui en vue tout d’abord de favoriser l’opération du fond d’aide juridictionnelle pour la poursuite des actions d’assistance à la fin du projet ; de permettre ou faciliter l’augmentation de la tenue des audiences crimielles dans les juridictions avec un accent sur les dossiers des détenus ; de faciliter la signature de l’arrêté de mise en place du comité de suivi du projet . Nous faisons un plaidoyer pour l’inextension des maisons de justice qui constitue qui contribue au désengorgement des tribunaux et au renforcement de leur fonctionnement », a-t-elle sollicité.

Quant à la représentante de l’Union Européenne, elle a estime que l’Union Européenne étant un grand défenseur de la promotion et de la protection des droits de l’homme, de la démocratie et de l’État de droit, il s’efforcera de jouer plus rapidement et plus efficacement son rôle de défenseur là où cela compte le plus

« L’union européenne a financé ce Projet avec Coginta, dont l’objectif  est d’appuyer les organisations de la société civile en matière de consolidation de l’État de droit à travers le renforcement de l’accès à la justice des personnes vulnérables et la lutte contre l’impunité en République de Guinée. Cette action renforce les capacités opérationnelles et humaines des cliniques juridiques et des organisations de la société civile engagées dans l’assistance juridique et judiciaire dans plusieurs zones de la Guinée. Elle renforce également les actions d’information et d’assistance juridique des maisons de justice assure les actions d’assistance juridique gratuites des cliniques juridiques en faveur des personnes vulnérables et enfin il sensibilise la population sur la possibilité d’accès à ses services », a-t-elle estimé.

Au nom du ministre Charles Wright, Madame Irène Marie Hadjimalis secrétaire générale du département de la justice et des droits de l’homme a rappelé l’importance de l’État de droit dans le contexte actuel de gouvernance en Guinée

« En effet dans le contexte actuel, l’État de droit est un principe de gouvernance en vertu duquel l’ensemble des individus, des institutions et des entités publiques et privées y compris l’État lui-même, ont à répondre de l’observation des lois promulguées publiquement, appliquées de façon identique pour tous et administrées de manière indépendante et compatible avec les règles et normes internationales en matière de droits de l’homme d’une part, il implique d’autre part des mesures prompts à assurer le respect des principes de la primauté du droit, de l’égalité devant la loi, de la responsabilité au regard de la loi, de l’équité dans l’application de la loi, de la séparation des pouvoirs, de la participation à la prise de décision, de la sécurité juridique, du refus de l’arbitraire et de la transparence des processus et des procédures législatives », a-t-elle déclaré. 

Avec pour objectif global d’appuyer les organisations de la société civile en matière de consolidation de l’État de droit à travers le renforcement de l’accès à la justice des personnes vulnérables et la lutte contre l’impunité en République de Guinée, le projet PARAJ financé à hauteur de 1.750.000 euros mis en œuvre sous la coordination de Coginta œuvre en partenariat avec les ONGs nationales les Mêmes Droits pour Tous (MDT), et l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme (OGDH), ainsi qu’avec Avocats Sans Frontière France.

Maciré Camara 

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