Aboubacar Koita au col. Doumbouya : « nous comptons sur vous pour que la parole donnée soit l’exception du CNRD »

Lors de la rencontre avec le CNRD au palais du peuple, Aboubacar Koita, a dans sa communication, fait des propositions fortes pour une transition réussie. Le tout couronné par la remise d’un mémorandum de 15 propositions…

« Excellence Monsieur le Président ,

De 1958 à nos jours, la Guinée n’a incarné que marginalement la devise de la République : Travail – Justice – Solidarité. Elle a été caractérisée par des maux qui empêchent son développement harmonieux dont vous avez éloquemment énumérés dans votre discours de prise de pouvoir. C’est pourquoi, Ce vent nouveau qui souffle désormais sur la République de Guinée depuis le 05 septembre dernier , notre commune patrie, nous acteurs de la société civile, nous tenons à en faire notre cheval de bataille pour une Guinée nouvelle, solidaire et réconciliée mais à condition que nous nous accordions sur les grandes lignes et orientations de la transition.

Monsieur le Président,

Nous comptons sur vous pour que la parole donnée soit l’exception du CNRD.

C’est dans ce cadre, que nous nous permettons de formuler à l’endroit du CNRD, les propositions suivantes :

Concernant l’option transitionnelle et la durée de la transition :

Il s’agit de choisir avec courage et responsabilité l’option transitionnelle entre celle dite de la communauté internationale et des acteurs politiques et celle des reformes publiques profondes dite l’option des agents de développement.
La première est courte et simplement chargée d’organiser les élections et point final.
La seconde est généralement longue plus que la première et est chargée en plus des élections de corriger tous les secteurs vitaux déliquescents qu’une démocratie ordinaire ne peut corriger en raison des enjeux électoraux qui tiennent ses acteurs une fois au pouvoir.

Pour le cas de la Guinée cette fois ci et au regard du niveau de déliquescence de ses secteurs vitaux notamment au niveau de la gouvernance administrative, économique et financière caractérisée par une corruption et des détournements endémiques, c’est la seconde option qui pourrait incontestablement être efficace et efficiente.

Pour ce faire, nous devons:

1) Prendre le temps nécessaire pour une transition réussie en évitant de se précipiter et de céder à la pression de la classe politique ou de la communauté internationale.
2) Eviter de succomber à toutes influences venant des coordinations régionales et des opportunistes ambulants.
3) Faire preuve d’impartialité à l’endroit de tous les acteurs socio-politiques du pays.

Ensemble mobilisons-nous pour une Guinée démocratique et réconciliée ».

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