Aboubacar Soumah : « nous ouvrons largement les portes du SLECG à tous les membres qui ont quitté et qui veulent revenir »

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Intervenant le jeudi 29 avril 2021, dans l’émission “On Refait le Monde ” du Groupe Djoma, le Secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée, a, pour commencer fait remarquer que les structures syndicales guinéennes sont  confrontées aujourd’hui à une division sans précédent. Avant d’ajouter que malgré la création des structures syndicales parallèles, ils ont toujours  la paternité du SLECG, car dit-il, la majeure partie des enseignants est avec le SLECG qu’il dirige. 

«  Nous avons dit, nous ouvrons largement les portes du SLECG à tous les membres qui ont quitté et qui veulent revenir. Ils seront les bienvenus et ils seront accueillis à bras ouverts. Nous, nous avons dit clairement qu’on ne ferme la porte à personne. Le camp d’en face, c’est-à-dire la partie que dirige Dame Kadiatou, n’a qu’à venir, on va s’entendre dans la maison et voir comment harmoniser les choses. Mais elle n’est pas venue, elle s’est evertuée sur le terrain à chanter que le Général Aboubacar Soumah doit partir à la retraite, donc c’est nous qui devons prendre l’arène du SLECG. Donc, il faudrait que chaque structure, au niveau des préfectures, comprenne cela et qu’elle se mette avec moi pour que nous puissions créer une structure qui pourrait éventuellement mettre de côté Aboubacar Soumah puisqu’il est partant. Elle s’est mise à raconter cela à la base mais ça n’a pas abouti. Avant et après la retraite, elle fera la même chose mais ça ne va pas aboutir. », croit savoir le patron du SLECG. 

Parlant d’Abdoulaye Sow de la FESABAG, Aboubacar Soumah dira ceci : « Nous, on s’est retiré de l’USTG parce qu’il n’a pas été vraiment solidaire avec nous dans notre combat. Et il a essayé de faire glisser sous nos pieds des peaux de banane. Donc, le jeu qu’il a fait, ça ne nous a pas enchantés. Il a contribué à faire échouer notre combat. Il a récupéré beaucoup de mes camarades syndicalistes qui étaient avec nous, il a essayé de les corrompre, il a travaillé avec ceux-ci. », révèle ce syndicaliste.

À en croire le Secrétaire Général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), les départs des ses collaborateurs leur a permis de découvrir ceux qui étaient avec nous ou pas. « Aujourd’hui, nous savons qui était qui et qui se battait avec conviction et qui ne l’était pas. Donc, aujourd’hui, nous pouvons dire que le SLECG marche à merveille. Toutes nos structures, de Conakry jusqu’à Yomou, fonctionnent très bien. Vraiment, ça va pour le moment. Si le gouvernement me reconnaît ou pas, si les travailleurs me reconnaissent, c’est ça l’essentiel, parce que c’est une structure qui est mise en place par les travailleurs et non par le gouvernement. Conformément aux conventions internationales et nos propres lois, la loi nationale du pays, les travailleurs sont libres de créer leurs associations, d’élire leurs responsables et de mener leurs activités. », dit-il.

Pour la fête du 1er Mai qui marque la Journée internationale des travailleurs, Aboubacar Soumah fait savoir qu’ils feront une déclaration. « Nous ferons aussi un mémorandum, que nous allons soumettre au gouvernement. Mais par rapport à cette journée de réflexion, nous, à chaque fois que nous tenons des réunions, ce sont des séances qui sont consacrées aux multiples réflexions sur la situation syndicale de notre pays. Donc, nous sommes suffisamment préparés dans ce sens là. », conclut-il.

Mamadou Yaya Barry 

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