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Aboubacar Soumah (SLECG) après la condamnation de six enseignants : ‘’qu’on nous prenne au sérieux’’

Après avoir passé cinq jours à la Maison centrale, les six enseignants arrêtés lors du sit-in du jeudi dernier organisé à Kaloum par le SLECG ont été condamnés lundi à six mois de prison avec sursis.

Présent au tribunal de première instance de Conakry, le secrétaire général du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (Slecg), Aboubacar Soumah, a réitéré son engagement et celui de ses camarades à toujours continuer la lutte pour l’obtention des 8 millions de francs guinéens comme salaire de base pour chaque enseignant.

Selon lui, ‘’de par ce jugement, nous comprenons, que nous avons des cadres compétents et avertis dans la justice guinéenne, qui malgré toutes les instructions venant de la haut ont dit le droit. J’en suis très satisfait moralement parce que mes camarades sont libérés, c’est ça le principal motif de satisfaction, la libération des camarades syndicalistes qui ont été arrêtés depuis le jeudi et qui ont fait 5 jours à la Maison centrale ».

Mais ce qu’il faut dire, a insisté M. Soumah, « nos camarades ne méritent pas d’être arrêtés parce qu’ils n’ont fait preuve d’aucune violence. Ils n’ont fait qu’exprimer leur sentiment de frustration aux autorités compétentes, qui ont indûment gelé leurs salaires, chose qui est contraire à la loi. Aujourd’hui, nous remarquons que l’Etat guinéen ne fait que procéder à l’arrestation des enseignants, même à Kindia il y a eu des arrestations aujourd’hui et à Coyah il y a eu des violences sur des enseignants alors que c’est notre droit de manifester. Nous ne cassons pas et nous ne sommes pas violents dans les manifestations ».

Par ailleurs, le syndicaliste a rappelé que depuis le 3 octobre dernier, les écoles publiques sont fermées, les professeurs titulaires sont à la maison de Conakry à Yomou.

‘’Donc qu’on nous prenne au sérieux, qu’on accorde du crédit aux enfants et à l’avenir de ce pays. Nous, en tant qu’enseignants et en tant que syndicalistes chargés de défendre les droits des enseignants, nous nous battrons jusqu’à la satisfaction de notre principale revendication, qui est une proposition concrète et substantielle qui peut faire en sorte que les enseignants sortent de la souffrance dans laquelle ils vivent ».

Elisa Camara     

+224 654 95 7 22

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