Accouchement clandestin et enterrement, à N’zérékoré : le maire monte au créneau

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Le maire de la commune urbaine de N’zérékoré, principale agglomération au sud de la Guinée, qui s’exprimait ce vendredi devant les journalistes dans son bureau, a déclaré avoir été saisi par la direction préfectorale de la santé sur les accouchements clandestins dans les cliniques de la commune mais aussi les cas d’enterrement des corps dans les quartiers.

Sur les accouchements clandestins qui font déjà plusieurs victimes, Moriba Albert Délamou, indique : “il m’arrive aussi de constater plusieurs faits. La DPS vient d’alerter l’attention de la mairie sur les accouchements clandestins qui se passent dans les cliniques qui ne sont pas autorisées soient par des matrones à la maison. Suite à çà, il y a des décès. Soit c’est la mère qui perd la vie soit c’est l’enfant qui perd la vie, soit ce sont les deux qui perdent la vie. Et la DPS est aujourd’hui préoccupée par ça.

Et comme ces matrones, ces centres de santé, ces cliniques sont sur le domaine de la commune alors, ils nous ont fait recours pour passer l’information.

Je voudrais dorénavant, lorsqu’une dame est en état de famille, qu’elle accepte d’aller au centre de santé. C’est gratuit. Si au centre de santé elle ne peut pas payer les frais qu’elle fasse recours à la commune.

On peut demander au centre de santé, de prendre en déduisant, ça peut marcher. Mais si des actes comme ça se passent désormais, nous allons mettre des contrôleurs, des chefs de quartier, des secrétaires généraux, tous les responsables à contribution si des cas comme ça sont remarqués, les personnes qui vont être coupables seront sanctionnées. Et je ne veux qu’on en arrive là-bas je veux que les gens s’abstiennent de toutes ses pratiques”, a confié le maire.

« En ce qui concerne les enterrements dans les quartier, l’élu local a indiqué que cela pourrait avoir des conséquences sanitaires.

“Il est interdit formellement d’enterrer les corps dans les quartiers. Avant notre avènement ici, nous avions trouvé que des dispositions étaient prises. C’est purement hygiénique, c’est le conseil des spécialistes de la médecine.

Si on transforme notre quartier en lieu d’enterrement alors que les cimetières sont là, lorsque les gens sont enterrés, le jour qu’on va faire un forage et si le puits de ce forage n’est pas profond, y a décomposition du corps, l’eau que nous allons utiliser sera polluée. Et ça va être source de beaucoup de maladies.

C’est pourquoi, j’enjoins aux chef de quartiers, j’ai fait déjà un acte et leur rappeler l’ancien acte pour leur dire qu’il est formellement interdit d’enterrer les corps si ce n’est pas dans les cimetières”, assure Moriba Albert Delamou.

Amara Souza Soumaoro, correspondant à N’zérékoré

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