Adresse d’Alpha Condé à la Nation, Khalil Kaba aux AE, tensions entre Paris et Conakry à la Une des journaux

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Au cours de cette semaine qui s’achève, les hebdomadaires Le Lynx, La Lance, L’observateur et le Quotidien national Horoya se sont intéressés à plusieurs sujets dont la récente adresse du Chef de l’Etat, Pr Alpha Condé à la Nation, sur le sort des opposants guinéens détenus et Ministère des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etrangers : Le lourd héritage de Khalil.

Dans sa parution du 2 février 2021, le Quotidien national Horoya a barré à sa Une : « Gouverner Autrement. Le chantier est ouvert ». Sur ce sujet relatif à la récente adresse du président Alpha Condé à la nation guinéenne, le journal a tenu à mentionner avant de reproduire l’intégralité de ladite adresse : « Dès l’annonce de l’idéal de ‘’Gouverner Autrement’’, par le Président de la République lors de son investiture pour le premier mandat de la quatrième République, certains pessimistes ont encore cru à un slogan de trop. C’était vite aller en besogne. Le brouillard sur la question est dissipé car, le Président de la République, Pr Alpha Condé vient de sonner la fin de la récréation. C’était dans une adresse à la nation ce samedi, 29 janvier. »

Abordant le même sujet, La Lance a, dans sa parution du 3 février 2021, titré à sa Une : « Guinée : Le Professeur Alpha Condé à la Nation. Tout un cours pour promettre autrement ! » Sur la question, le journal mentionne que cette adresse était un cours magistral sur comment promettre autrement. « Le 30 janvier, Alpha Condé a, dans un discours de huit pages, expliqué aux Guinéens le sens qu’il donne à ‘’Gouverner autrement’’. Un slogan de campagne qu’il repose sur quatre axes : restructurer l’administration, contrôler et auditer les ressources affectées aux collectivités, améliorer la qualité de vie à Conakry, initier des programmes pour les jeunes et les femmes. Il n’était pas très tôt pour que notre professeur de président fasse œuvre de pédagogie, démontre ses qualités d’enseignant à la Sorbonne. Nul besoin d’amphis quand la RTG et son slogan de campagne sont à la portée de main. Qu’importe que certains lui dénient la paternité de ‘’Gouverner autrement’’, ou que ce slogan soit un remake du ‘’changement’’ prôné il y a dix ans. La reconduction de la quasi-totalité du gouvernement, y compris des ministres décriés, a été désapprouvée jusque dans le camp présidentiel. Il était temps qu’Alpha Condé brise le silence ».

Quant au journal satirique le Lynx, il a dans sa parution du 2 février dernier, intéressé au changement de ministre intervenu à la tête de la diplomatie guinéenne  en mettant à sa Une : « Guinée : Ministère des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger. Le lourd héritage de Khalil ». Sur le sujet, il écrit : Le lourd héritage de « Lilou ». « Le vendredi 29 janvier, les rares nouvelles têtes du gou-bernement Cas-Sorry ont pris fonction : aux travaux poussifs, Mousto Naité a passé la main à Kadiatou Emelie Diaby ; aux Affaires étranges et des Guinéens de l’étranger, Mamadi Touré a cédé la place à Ibrahima Khalil Kaba alias « Lilou ». Ce dernier hérite  d’une diplomatie sous pression : condamnations occidentales suite à la détention et à la mort d’opposants dans les geôles guinéennes, fermeture des frontières… le tout dans un cotexte sanitaire difficile », écrit le journal avant d’ajouter :

« Huit ans durant, il avait bossé dans l’ombre de Sékhoutouréya, en étant chef de cabinet civil, ministre chef de cabinet, puis ministre directeur de cabinet à la Présidence. Le discret Ibrahima Khalil Kaba sera désormais constamment devant les projecteurs et portera la voix de la diplomatie guinéenne. Dans un discours d’une vingtaine de minutes, son prédécesseur, Mamadi Touré, a dû lui rappeler les enjeux de son nouveau poste, à travers cette sagesse de Kofi Annan, défunt secrétaire général de l’ONU : « Une des singularités de la diplomatie est que l’essentiel se fait discrètement. Lorsque la diplomatie fonctionne, personne n’en parle. Lorsqu’elle ne fonctionne pas, tout le monde s’en plaint ».

« Sur le sort des opposants guinéens détenus, Paris interroge Conakry », titre l’Observateur dans sa parution du 1er février 2021. Selon cet hebdomadaire d’informations, « l’opposant Ousmane Gaoual Diallo est désormais sous la protection de la France ! Le Directeur de la cellule de communication de l’UFDG, incarcéré avec d’autres responsables du parti, depuis bientôt trois mois, bénéficie de la protection consulaire française. La crise politique guinéenne est au centre des préoccupations des autorités au plus haut niveau en France ? Après l’Assemblée nationale mardi, le cas des détenus politiques s’est invité le lendemain, mercredi au sénat français », écrit le journal avant de proposer in extenso « les échanges très houleux intervenus à cet effet entre le sénateur Jean-Yves Laconte et le ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères, Jean Yves Le Drian. »

A la semaine prochaine !   

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