Affaire 200 milliards : le dossier renvoyé au 11 janvier à la demande du ministère public

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Ouvert le mercredi, 16 décembre dernier, au tribunal de première instance de Kaloum, le procès de « Zénabgate » portant sur plus de 200 milliards francs guinéens opposant la ministre de l’Enseignement Technique, Zenab Nabaya Dramé aux journalistes Moussa Moïse Sylla du site d’informations Inquisiteur, Ibrahima Sory Traoré de Guinee7 et Youssouf Boundou Sylla de Guineenews s’est poursuivi ce mercredi.

Contrairement au jour de l’ouverture du procès, la partie civile représentée par Me Dinah Sampil et Cie étaient présents ce matin dans la salle d’audience.

A l’audience précédente, cette affaire avait mise délibéré pour décision être rendue sur l’irrecevabilité de l’action que le parquet avait opposée d’une part, ou le sursis à statuer d’autre part. Ce matin donc, plusieurs présents s’attendaient à cette décision. Mais finalement, le tribunal a rabattu le délibéré pour ordonner la réouverture des débats avec la présence de la partie civile.

A l’entame, le procureur Alpha Sény Camara a insisté sur le fait que cette procédure n’a pas sa raison d’être.

« Je ne peux pas accepter une telle procédure pendant que j’ai envoyé des courriers à la HAC pour que les trois journalistes viennent témoigner dans la procédure pour détournement contre X). Je répète que je ne suis pas d’accord. Il est hors de question que cette procédure soit reçue ici et qu’elle continue de prospérer… »

Quant à la partie civile, elle s’est appuyée sur l’article 460 du code de procédure pénale pour demander la fixation de la caution.

La défense a abordé dans le même sens comme l’explique Me Salifou Béavogui : « Nous, nous avons proposé 200 millions de francs guinéens comme montant de la consignation en raison de la nature de l’affaire et de l’auteur de l’action. Mais la partie civile a proposé un million. Le parquet est revenu avec insistance et persistance sur ses demandes d’irrecevabilité de cette action et au besoin de sursis à statuer en raison du fait bien simple que son parquet aurait déjà ouvert une information judiciaire portant sur le prévenu détournent de ce montant au cabinet d’instruction du doyen des juges de son tribunal. Et que surabondamment d’ailleurs, des convocations ont été déjà lancées à témoin en direction de la HAC, à l’intention de nos clients pour qu’ils viennent témoigner. Donc le dossier a été remis en délibéré pour le 11 janvier pour que le tribunal se prononce sur les demandes proposées par le procureur, notamment l’irrecevabilité ou le sursis à statuer. »

Youssouf Keita, depuis le TPI de Kaloum

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