”Tuée par son mari” gendarme, sa mère accuse le procureur de…vouloir étouffer l’affaire

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Joint par Mediaguinee Me Salifou Beavogui a confié lundi que le gendarme Fodé Ousmane Conté suspecté d’avoir tué sa femme M’Balia Soumah a été déféré devant le tribunal de première instance de Manfaco, ce lundi 30 novembre avant d’être mis à la disposition de son avocat jusqu’à demain par le procureur sous le prétexte qu’il n’y a pas un juge d’instruction.

Une situation qui a provoqué l’ire de la mère de la victime, Madame Soumah, Oumou Toumi Sacko qui accuse monsieur le procureur près le tribunal de première instance de Manfaco de vouloir étouffer l’affaire. Promettant que même si ça va lui couter la vie, elle ira rencontrer dans jours-ci le chef de l’Etat, Alpha Condé pour que lumière soit faite sur la mort de sa fille.

Conatctée ce soir Mme Soumah explique -en langue  “soussou” les circonstances de la mort de sa fille.

« C’est mon beau qui a tué ma fille. Le jour de la mort de ma fille, elle m’a appelé, elle a dit : ‘’maman, je viens de rentrer de l’hôpital avec ma fille qui est souffrante, il y a mon mari qui s’est jetée sur moi’’. C’était notre dernière conversation. Avant que le frère de son mari ne lui retire le téléphone pour me dire : “maman, excusez-nous nous sommes en réunion”. Et il a coupé le téléphone. C’est entre temps, j’ai appelé la mère de l’époux de ma fille pour lui demander si elle était aussi à cette réunion, elle a répondu : ‘’oui’’. Après je lui ai expliqué que c’est moi qui ai donné l’argent à ma fille pour qu’elle puisse envoyer son enfant à l’hôpital, après de venir chez moi. Mais ma fille m’a appelé que ton fils s’est jeté sur elle. Je vois qu’il y a le procureur de Mafanco qui veut étouffer l’affaire. Aujourd’hu,i il a mis le monsieur à la disposition de son avocat. J’avais dit à mon fils qui est en Amérique qui tient à savoir de quoi sa sœur est morte. Je lui ai dit qu’ici, ce n’est pas l’Amérique, il n’y a pas de justice. Aujourd’hui, le procureur se croit fort. Mais Dieu jugera entre nous. Et je compte aller jusque chez le président Alpha Condé dans ces jours-ci si je ne meurs pas. J’irai même s’il faut que les gardes de corps du président me tuent, mais j’irai le rencontrer. La mort de ma fille ne restera pas impunie”.

Elisa Camara

+224 654 95 73 22

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