Affaire Sidiki Diabaté : les vérités de l’ex-présidente du Réseau des Parlementaires maliens de lutte contre la violence faite aux femmes

Print Friendly, PDF & Email

Dans un entretien de plus 40 mn, l’ex-députée du cercle de San Madame Fomba Fatoumata Niambaly a dit ses quatre vérités à Sidiki Diabaté et à Mamasita tout en souhaitant que la justice devra faire son travail.

« Sidiki est mon fils, dans mon mariage c’est sa maman qui était la griotte de la cérémonie. Ce jour-là, c’est Sidiki qui était au dos de sa maman le jour même du mariage. Donc c’est mon fils mais cela ne veut pas dire que la justice ne va pas faire son travail. Je suis légaliste, je suis derrière la justice malienne », lance-t-elle. 

Poursuivant, « Les photos qui circulent, si réellement Sidiki l’a violentée à ce degré, je pense qu’il doit répondre devant la justice. Les gens qui demandent pardon à Mamasita pour traiter l’affaire à l’amiable, je pense qu’ils sont dans leur droit mais je préfère la justice dans cette affaire. Ça va servir de leçon à un autre homme. » 

La très célèbre députée du cercle de San est prudente quant au jugement prétentieux. 

« Les évènements se suivent, nous ne savons pas ce qui est derrière cette affaire. Comme ils sont devant la justice, on attend la fin car on aura tout vu ici au Mali », confie-t-elle.

Concernant Mamasita elle-même, l’ex-députée condamne le comportement de celle-ci ainsi que celui de ses parents. 

« Dans mon analyse, comment une femme peut faire des avortements ? Chaque fois que tu contractes une grossesse, tu enlèves, ça peut jouer sur elle et risque d’être stérile.

Une femme n’a pas le droit de déménager chez un homme sans qu’il y’ait quelque chose. On ne peut pas laisser nos filles aller déménager chez un homme pendant plusieurs années. Je condamne Mamasita et ses parents », lance-t-elle sans détour.

Madame Fomba Fatoumata Niambaly exhorte les femmes qui subissent des violences de ce genre à avoir le courage de dénoncer pour que justice soit rendue.

Moussa Oulen Traoré, correspondant à Bamako (Mali)

 

 

 

 

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.