Affaire syndicat de cola à Gueckédou: Dr Faya Millimouno pointe un doigt accusateur sur le préfet et l’administration territoriale

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« Ce qui se passe à Guéckédou, il y a un groupe de personnes qui s’est constitué en syndicat des commerçants de la colas. Ils ont créé leur loi là-bas, ils sont complément en porta faut avec les lois de la République. Mais le problème est qu’ils sont soutenus par le préfet et l’administration territoriale ».

Tels sont les propos tenus par le président du Bloc Liberal (BL), Dr, Faya Lansana Millimono au cours d’un entretien téléphonique accordé à la rédaction de Mediaguinee, par rapport à l’existence d’un groupe de syndicat  de commerçants de colas à Guéckédou qui interdirait l’importation des colas vers une autre destination dans le pays.

Selon, notre interlocuteur (Dr Faya), « en vertu de leurs lois locales, ils ont escroqués 17 millions FG avec les pauvres femmes qui vont acheter les colas à Guéckédou pour venir les vendre dans les différents marchés de Conakry. Et, ils ont confisqué 350 kg de colas avec ses pauvres femmes. Les populations sachant que c’est illégal, ont porté plainte. Leur plainte n’a pas été prise en compte parce que simplement le préfet et l’administration territoriale sont derrière ces escrocs. Comme vous le saviez, le jour du grand marché de Guéckédou chacun y va soit pour acheter les colas ou n’importe quel produit et venir vendre », explique-t-il entre autres avant de poursuivre :

« Les gens ayant peur encore d’être escroquer ont été chez le maire pour qu’il intervient. Le maire a convoqué ces soi-disant syndicalistes qui ont refusé de répondre parce que pour eux, ils sont autorisés par le préfet. Le maire sachant qu’il n’ ya aucune loi qui interdit à quelqu’un d’aller acheter les colas et vendre partout où il veut sur le territoire national a demandé aux gens d’embarquer leur colas. C’est durant cette opération d’embarquement que le préfet a donné l’ordre au commandant de la brigade mobile de Guéckédou de prendre ses hommes et aller intervenir. Cette intervention s’est soldée par deux(2) personnes prises sur les lieux dans le coma pour l’hôpital et cinq(5) autres ensanglantés ont été jetés en prison comme des malfrats… ».

Plus loin, il a précisé : « Moi, j’ai été appelé par des gens qui me connaissent hier à 19 heures. Je suis entré en contact presqu’avec toutes les couches à Guéckédou. J’ai demandé aux gens de se calmer jusqu’à ce que je sache exactement tout ce qui s’est passé. J’ai appelé deux(2) avocats à Conakry qui m’ont donné leur version au regard de la loi. Est-ce que sur le territoire guinéen, on a la possibilité de créer une loi au niveau local qui va être appliqué aux citoyens. Des lois qui sont contraires aux lois de la République de Guinée, tous les deux avocats ont été formels là-dessus ».

« Je n’étais pas satisfait. J’ai appelé le ministre du Commerce pour lui demander s’il y avait une loi qui interdisait à ce que les gens font à Guéckédou. Il m’a dit non. J’ai appelé le secrétaire général du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation qui m’a confirmé que c’était illégale ce qu’on faisant là. C’est grâce à son intervention que les pauvres qui avaient été jetés en prison ont été libérés hier nuit. Nous, nous avons constitué un avocat. Nous porterons une plainte qui concernera le préfet qui a donné l’ordre et tous les acteurs impliqués dans cette forfaiture », conclut-il.

Elisa Camara

+224 654 95 73 22

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