Alya Diaby : ‘’nous aurions été plus à l’aise si le FNDC n’avait pas déclaré qu’elle ne reconnaît ni la constitution ni les institutions’’

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Le conseil national des organisations de la société civile guinéenne a sollicité une intervention de l’institut national indépendante des droits humains (INIDH) auprès des autorités pour la libération des membres du FNDC incarcérés. Cette démarche du CNOSCG vise à éviter de nouvelles manifestations de rue en cette période de pandémie de Covid-19 comme le menace le front national pour la défense de la constitution-FNDC.

Ce vendredi 29 mai 2020, après avoir déposé un courrier-réponse à la sollicitation du CNOSCG, le président de l’INIDH indique que pour que son institution s’inscrive dans cette démarche, il faut que le FNDC revienne sur sa décision de pas reconnaître la constitution issue du scrutin du 22 mars dernier et des institutions de la République.

« Pour ce qui est intrinsèquement des membres du FNDC, nous aurions été plus en l’aise, si cette organisation (FNDC ndlr) n’avait pas déclaré qu’elle ne reconnaît ni la constitution, ni les institutions. Donc si cette déclaration est retirée, une institution comme nous, qui émanons de la constitution, serait bien placée pour défendre leur cause. Donc il faut qu’on s’entende sur ce préalable qui est un minimum, qui n’est pas mince. Pour la mesure d’ensemble, nous restons à la disposition du CNOSCG pour explorer toutes les voies possibles pour permettre de faire jouer à la constitution, toutes ses fonctions pacificatrices », a fait savoir Alya Diaby.

Pour sa part, le président du CNOSG qui dit comprendre les conditions posées par l’INIDH, indique tout de même explorer d’autres voies pour décrisper la situation politique. Dr Dansa Kourouma qui étaie sa démarche par des raisons humanitaires.

« Nous comprenons la démarche de l’INIDH, parce que si on fait intervenir une institution dans une médiation et qu’une partie ne reconnaît pas l’institution, ça pose problème. Donc je trouve que c’est suffisamment raisonnable et réfléchi, mais nous, nous sommes de la société civile, donc nous avons rencontré d’autres institutions de la République. Même si le FNDC ne les reconnait pas, nous on les reconnait. Donc nous avons contacté le ministre de la justice, le président de l’Assemblée nationale et d’autres institutions. Nous comptons aussi impliquer des diplomates, pour des raisons humanitaires, pas politique, pour qu’une liberté conditionnelle soit accordée aux membres du FNDC en prison. Nous faisons tout cela à cause de l’épidémie de Covid-19, mais également pour des raisons d’apaisement dans notre pays », a indiqué le président du CNOSCG.

Cette démarche du CNOSCG intervient alors que le FNDC menace de redescendre dans la rue pour dénoncer ce qu’il appelle “kidnapping” dont sont victimes ses membres.

Thierno Sadou Diallo

+224 662 76 75 74

 

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