Amadou Tham Camara : ‘’le comité exécutif de la Féguifoot a perdu beaucoup de temps dans des procès…’’

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Dans un communiqué publié lundi dernier, la FIFA a décidé de mettre en place un comité de normalisation au sein de la Fédération Guinéenne de Football, en proie à une crise institutionnelle depuis le mois de mai dernier. Depuis lors, des interprétations fusent de partout et des connaisseurs du cuir rond ne cessent de donner leurs grilles de lecture sur la situation.   

C’est le cas d’Amadou Tham Camara, président de la commission d’éthique de la fédération guinéenne de football qui s’est prononcé sur la question ce mardi 30 novembre sur la radio NDIMBA dans son émission ‘’cartes sur tables’’.

A l’entame de son intervention, il a rappelé qu’à l’arrivée de l’équipe d’Antonio à la place de l’équipe précédente dirigée par Salifou Camara super V, il y avait un contentieux entre les deux équipes qui, selon lui, n’a pas été bien géré par l’équipe entrante.

« Alors, le comité exécutif, au lieu de s’occuper du développement du football, de mettre en œuvre son programme de développement, a perdu beaucoup de temps dans des procès notamment contre Super V, Amadou Diaby, contre Paul Put mais aussi le procès de fraude sur l’âge des U17. Donc, tant de procès ici et ailleurs qui ont plombé l’air au sein de la feguifoot (…) Il y a eu le contentieux électoral qui a été mal géré. Donc toutes ces péripéties ont fait que la FiFa a conclu qu’il y a un certain nombre de dysfonctionnements au sein de la FGF », dira-t-il entre autres.

Poursuivant, il dira que l’objectif de sa commission (commission d’éthique) visait à moraliser la gestion du football. « Lorsque nous avons constaté des cas de corruption avérée qui ont été révélés par le président de la fédération lui-même. Nous avons estimé qu’il fallait prendre des sanctions. C’est ce qui se fait par toutes les commissions d’éthique. Nos difficultés ont commencé par-là. Alors les gens ont été surpris de se rendre compte que la commission avait autant de pouvoir. Et depuis nous sommes rentrés dans une sorte de relation conflictuelle avec le comité exécutif qui nous craignait, et qui a tout fait pour nous réduire au silence. C’est ce qui a fait que, on en est arrivé un peu à ça », explique-t-il.

Youssouf Keita                                                           

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