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Societé

Amara Somparé, ministre de la communication : ‘’depuis le début de l’année, il n’y a que 5 journalistes qui ont été poursuivis’’

Les multiples convocations des hommes de médias par la justice ne laissent pas indifférent le ministre de l’information et de la communication. Amara Somparé qui intervenait ce jeudi 22 août sur la radio nationale à travers l’émission « Koloma Débat » est revenu sur ce sujet brûlant de l’actualité.

Pour lui, les différentes interpellations de journalistes ne sont pas une intimidation ou une tentative de museler la presse comme le croient plusieurs observateurs.

 » La loi sur la liberté de la presse a dépénalisé les délits de presse mais pour qu’il y ait délit, il faut d’abord une instruction. C’est quand on a constaté le délit après le rendu d’une décision qu’on décide, au lieu de mettre un journaliste en prison, de lui infliger des sanctions pécuniaires. Depuis le début de l’année, il n’y a que cinq journalistes qui ont été poursuivis, je pense que ce n’est pas la majorité et tous les cas qu’on a enregistrés, ce sont des convocations aux fins d’enquête, parce que pour tirer le vrai du faux, il faut entendre les parties. Donc, je ne pense pas qu’il ait intimidation et je pense plutôt qu’on a besoin de formation et de vulgarisation des textes », a soutenu le ministre de la communication et de l’information, justifiant ces convocations par la méconnaissance des lois par ceux qui portent plainte contre les journalistes.

« Les personnes qui portent plainte pour diffamation ou pour allégations mensongères pourraient le faire devant la Haute autorité de la communication (HAC). Si c’est fait devant la HAC, il n’y aurait pas d’intervention des officiers de police judiciaire ou de juges d’instruction, le problème serait résolu au niveau de l’autorité de régulation. J’ai moi-même été victime de diffamation et j’ai saisi la HAC et le problème a été résolu là-bas sans aucune intervention judiciaire. Mais comme des personnes ne maîtrisent pas le contenu de la loi, elles préfèrent porter plainte devant les juridictions et c’est ce qui explique la convocation de certains journalistes aux fins d’enquêtes. Jusqu’à preuve du contraire, aucun journaliste n’a encore été condamné à une peine de prison. Pour l’instant, ce sont des auditions, des enquêtes et détentions préventives », a-t-il ajouté.

Cette semaine, Souleymane Diallo, administrateur du groupe de presse Lynx-lance et Abou Bakr, directeur de la radio lynx ont été placés sous contrôle judiciaire. Cette procédure judiciaire enclenchée contre ces deux journalistes a suscité de vives réactions de plusieurs acteurs politiques et sociaux. Certains vont jusqu’à qualifier cette procédure d’une tentative du régime de Conakry de museler la presse.

Thierno Sadou Diallo 

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