Amélioration de la qualité des prestations : restitution des résultats de costing des activités FBR du Ministère de la Santé

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Une réunion de restitution des résultats de costing des activités FBR (Financement Basé sur les Résultats) du ministère de la santé pour 30 mois (Décembre 2020 – 31 mai 2023) a eu lieu ce mercredi 14 octobre 2020 dans les locaux dudit ministère ici à Conakry. L’objectif est de finaliser la détermination des coûts et les niveaux des subventions à allouer aux différents résultats payables aux FOSA, prestataires des soins de santé et aux équipes d’encadrement à tous les niveaux de la pyramide sanitaire.

Cette activité de costing ou de budgétisation est une activité qui consiste à déterminer les coûts de mise en œuvre de la stratégie sur toute la période du projet. Il s’agit d’un processus de planification des interventions et de l’élaboration d’une feuille de route sur l’approche des financements basés sur le résultat appuyé par la Banque mondiale à travers le projet de renforcement des services en capacité sanitaire. 

Dr Ahmed Tidiane Barry, Directeur national adjoint de l’établissement hospitalier de l’hygiène sanitaire estime que ce processus inscrit dans la politique nationale de la santé permettra l’amélioration de la qualité des prestations de santé pour un accès plus facile de la population.

« En tant qu’autorité de régulation du ministère de la santé, ce processus qui a commencé, est inscrit dans notre politique nationale de santé, qui est même inscrit dans la loi qui réglemente l’administration publique guinéenne c’est-à-dire l’administration du travail sur la base de la contractualisation et des résultats. Donc ce processus nous permet de rentrer dans le cadre de cette loi pour améliorer la qualité des prestations de santé afin que la population ait plus facilement accès. Pour cela nous avons identifié des prestations qu’on va qualifier de prioritaires essentielles sur lesquelles les structures sanitaires, les hôpitaux, les centres de santé et les services à base communautaires, les directions régionales et préfectorales de la santé seront évaluées. Les coûts de ces prestations leur seront restituées au vue de certains résultats pour leur permettre d’utiliser cet argent afin de payer ce qui leur manque pour travailler mieux afin de motiver le personnel aussi pour travailler mieux. Donc ce costing a été fait pour cela afin que nous nous entendions sur les bases sur lesquelles ces paiements seront faits pour ne pas qu’il y ait une cacophonie dans le pays pour qu’on ne parle pas les mêmes choses », a-t-il expliqué. 

Selon le coordinateur du projet Daman Kéita, la présente réunion vise à écouter les points de vue des différents acteurs à tous les niveaux en vue de la finalisation du rapport final.

« Il faut savoir que cette restitution a été le résultat d’un long processus. Un processus qui a démarré d’abord par la planification des interventions concernant l’approche de financement basé sur le résultat du ministère de la santé en début d’année et aussi l’élaboration d’une feuille de route sur l’approche des financements basés sur le résultat concernant les quatre préfectures de la banque mondiale, à travers le projet de renforcement des services en capacité sanitaire. Fort de ces deux documents, le plan d’action en est opérationnel et la feuille de route. Nous avons sollicité l’appui d’un consultant international qui nous a facilité le travail à travers la prise des contacts au niveau de certains cadres et aussi au niveau opérationnel. Nous avons fait le travail de costing à différents niveaux et il a fait un premier jet du rapport du costing. Et c’est ce qui motive aujourd’hui cette rencontre pour faire une première expédition du résultat de ce costing afin d’écouter les acteurs à tous les niveaux afin d’écouter leurs points de vue et on tient compte de ces différents points de vue pour finaliser le rapport final », a-t-il estimé.

Pour Boukary Tapsoba économiste spécialisé en économie de système de santé et consultant, ce travail est nécessaire et indispensable dans la mesure où il permet l’amélioration des indicateurs de santé.

« Concrètement le système a défini des indicateurs aux différents niveaux de mise en œuvre. Donc il s’agit de dire pour chaque indicateur et pour chaque niveau, combien on va payer au profit donc de la formation sanitaire. Et donc c’est ce travail-là que nous avons fait depuis une vingtaine de jours et nous avons les résultats que nous avons présentés aujourd’hui et je crois que c’est un bon travail et les gens ont collaboré. Ils nous ont permis d’avoir les éléments et les ressources nécessaires pour faire ce travail de budgétisation, de costing. Ça veut dire que dès 2021 on démarre avec l’achat des prestations et ce sont ces prix unitaires qui seront appliqués aux indicateurs qui sont achats. Ce travail est absolument nécessaire et absolument indispensable. Il faut dire même que le FBR c’est une réforme du système de santé et aujourd’hui le FBR existe dans une quarantaine de pays à travers le monde. Le Burkina a démarré le FBR en 2011 et nous avons vu les résultats que nous avons pu engranger depuis 2011 jusqu’à maintenant. D’autres pays aussi en ont mis et ont obtenu les mêmes résultats que nous, ont amélioré les indicateurs de santé. Et donc on améliore les indicateurs de santé pour le pays et du même coût à travers l’achat des prestations, les formations sanitaires ont de l’argent, ont des ressources pour améliorer un peu leurs articles et surtout pour la motivation des agents de santé », dira-t-il. 

Cette rencontre a aussi connu la présence des partenaires techniques dont celle de Barbara Sow, représentante de l’UNFPA en Guinée pour qui « ce projet offre une opportunité innovante pour accompagner le système de santé à tous les niveaux, de la communauté jusqu’au DPS, jusque dans les régions et ici au niveau central dans une approche qui motive les prestataires pour offrir la qualité du service. Dans ce cas-là on est en train d’offrir une qualité de service aux femmes et aux jeunes qui sont nos populations cibles pour l’UNFPA et pour le système des Nations unies, que ce soit le VIH, que ce soit le palu, que ce soit la tuberculose, que ce soit la gestion des épidémies, un système de santé, un système fort de santé qui répond aux besoins des populations. »

Maciré Camara 

 

 

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