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AMR : voici comment l’ancien ministre français Arnaud Montebourg a sauvé Girbal et Thibault dans les mines en Guinée

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Romain Girbal et Thibault Launay

La jeune pousse soutenue par Xavier Niel et Anne Lauvergeon espère produire d’ici deux ans et demi 5 millions de tonnes de bauxite par an en Afrique.

C’est une aventure qui pourrait rapporter gros. Romain Girbal et Thibault Launay, deux français de 27 et 32 ans, lancent en 2013 leur société : Bauxite Investment Sarl. L’objectif est d’exploiter une mine de bauxite -qui sert à produire de l’aluminium – à Boké en Guinée, pays qui détient les premières réserves mondiales et profite de la hausse de la demande chinoise. Seulement, fin 2013, après l’obtention du permis définitif de recherche et 200.000 euros investis, les deux hommes se retrouvent rapidement sans financement.”Nous avons alors entrepris un tour de table pour pouvoir continuer les recherches et poursuivre le projet” raconte Romain Girbal, qui travaillait précédemment pour des sociétés pétrolières à Londres et dont la père a été diplomate en Guinée.

Les deux hommes contactent alors du beau monde. En mai 2014, ils envoient un mail à Xavier Niel qui leur répond qu’il n’est pas intéressé. Puis se ravise. Début 2016, le fondateur de Free prend une participation minoritaire dans la société des deux hommes à travers sa holding personnelle : NJJ Capital SA. Si le montant reste “confidentiel”, il est “suffisamment important pour qu’il nous ait permis de réaliser toutes nos études” précise Romain Girbal. D’autres personnalités comme l’ancienne patronne d’Areva, Anne Lauvergeon, sont aussi sollicitées. La femme d’affaires, mise en cause dans l’affaire Uramin, devient actionnaire de la start-up. “Elle est très impliquée et amène sa grande connaissance du secteur minier et de l’Afrique” estime Romain Girbal. Au conseil d’administration de la jeune pousse, Anne Lauvergeon côtoie également Edouard Louis-Dreyfus, le président du groupe de transport maritime Louis Dreyfus Armateurs, ainsi que l’homme d’affaires reconverti dans l’écologie Alain Mallart.

L’impulsion d’Arnaud Montebourg

Mais il y a une personne qui s’est avérée déterminante dans le développement de la start-up: Arnaud Montebourg. En décembre 2014, Thibault Launay et Romain Girbal lui envoient un mail sur LinkedIn, “quand il n’avait que 70 contacts” précise ce dernier.L’ancien ministre de l’Économie a quitté le gouvernement depuis quatre mois et sort d’une formation à l’Insead. “Il nous a répondu tout de suite et s’est montré très enthousiaste, notamment en nous mettant en contact avec les bonnes personnes, indique Romain Girbal. C’est un projet qui lui tient à cœur car il reprend ce qu’il avait voulu faire quand il était ministre”.

Arnaud Montebourg, avait notamment annoncé haut et fort en avril 2014, la création prochaine d’une “Compagnie des mines de France” (CMF), afin de “réengager la France dans la bataille mondiale des ressources naturelles” et favoriser une “extraction plus écologique”. Seulement,comme l’a annoncé Challenges en février dernier, Bercy n’envisage plus de créer cette entreprise publique en raison des difficultés des deux  géants miniers français: Areva et Eramet. Sous l’impulsion de l’ex-ministre, la start-up est même rebaptisée en juillet 2015: Alliance minière responsable (AMR). Arnaud Montebourg convainc aussi les deux hommes d’implanter en France le siège social d’AMR mais refuse de siéger au conseil d’administration de la société.

AMR qui rassemble aujourd’hui 21 salariés répartis en Guinée, à Conakry et Boké, dispose d’un permis de recherche de 295 km² sur le site de Boké. “Nous avons dépensé 5 millions de dollars pour réaliser plus de 900 forages, précise Romain Girbal. L’étude d’impact a aussi été passée avec succès. Nous demanderons un permis d’exploitation en septembre”. Il sera ensuite temps de négocier une convention minière avec l’Etat guinéen. Et les deux entrepreneurs se sont fixés fin 2018 pour débuter la phase d’exploitation, avec l’objectif d’extraire entre 5 et 8 millions de tonnes de bauxite dès la première année. D’après des estimations réalisées dans les années 1970, le gisement de Boké recèlerait entre 150 et 250 millions de tonnes de bauxite. “Nous savons que cette mine est très intéressante, ajoute Romain Girbal. L’avantage du bauxite est aussi qu’il s’exploite en surface, comme une carrière, c’est rapide et cela ne nécessite pas de produits chimiques”… lire la suite sur Challenges

 

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