Angola : un jeune guinéen trouve la mort par noyade dans une course poursuite avec la police

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Ce lundi 10 août 2020, un drame s’est produit en Angola dont la victime est un Guinéen. Si d’habitude ce sont des malfrats qui sont pointés du doigt dans le meurtre de la plupart des Guinéens, cette fois, c’est la police angolaise qui est mise en cause. Selon nos informations, c’est un jeune du nom d’El. Oumar Rafiou Diallo, 35 ans, originaire du district de Manda-Foulbhè dans la préfecture de Lélouma, région de Labé qui est mort noyé dans une rivière alors qu’il était pris en chasse par des policiers.

Rencontré ce mardi 11 août 2020, la tante maternelle de la victime est revenue sur la mésaventure de leur enfant.

« C’est hier que nous avons été joint au téléphone aux environs de 20 h, pour nous informer que le jeune a été porté disparu. Il parait qu’il était sorti avec des amis, donc dans la foulée, ils ont été poursuivis par la police. Pour échapper aux policiers, les jeunes ont plongé dans une rivière dont une partie est très profonde. Pris de panique, il est monté une seule fois en appelant au secours, en vain. C’est comme ça qu’il s’est noyé. Jusqu’à ce mardi (11 août 2020 à 13h30 ndlr) son corps n’a pas été retrouvé. Mais les ressortissants guinéens vivant en Angola nous ont promis de poursuivre les recherches aujourd’hui encore. Voilà ce que nous avons eu. C’est comme ça que nous avons appris cette mauvaise nouvelle », précise Nènè Yaya Bah.

Poursuivant, notre interlocutrice dira que tout est parti d’un contrôle de papier de séjour.

« C’est la police qui les a poursuivis, ils n’avaient pas d’autres solutions que de plonger dans la rivière. Ils étaient dans une zone diamantifère, à chaque fois ces derniers temps, sa mère lui demandait de revenir mais il répondait qu’il ne reviendra que le jour où il aura une pierre de diamant qui lui fera sortir de la pauvreté. Il a fait 5ans en Angola, il n’avait pas de papier de séjour, c’est pourquoi il a pris la fuite, comme le reste des jeunes qui étaient avec lui », conclut-elle.

De son côté, la mère de la victime, Mariama Kesso Bah, inconsolable, n’a pas pu se prêter à nos questions. Larmes aux yeux, elle nous a juste dit « Mon fils est parti sans me dire au revoir, (pleures), eh ! C’est ce qu’ils m’ont fait », a-t-elle dit en sanglots.

A noter qu’El. Oumar Rafiou Diallo a laissé derrière lui une veuve et un fils de 5 ans. 

Tidiane Diallo, correspondant régional à Labé

620 44 25 83

 

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