Annonce de la manif du FNDC: « ils doivent mettre de l’eau dans leur vin » (politiques à Kankan)

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Dans un communiqué rendu public sur les sites d’information hier vendredi, le Front national pour la défense de la constitution annonce une manifestation le jeudi 23 juin prochain dans le grand Conakry. A Kankan, cette annonce de Foniké Menguè et ses camarades ne fait pas l’unanimité au sein  de la classe politique, rapporte notre correspondant basé dans la localité.

Cette manifestation a pour but d’exiger des nouvelles autorités l’ouverture d’un cadre de dialogue entre le CNRD, les acteurs politiques et de la société civile, ainsi que la fixation d’un délai raisonnable et consensuel de la transition entre autres. Des motifs compréhensibles pour Antoine Dogbo Guilavogui, le secrétaire fédéral de l’UFDG et par ailleurs secrétaire chargé à l’organisation du FNDC à Kankan, mais qui déplore le manque de préparation.

 » Si on ne prépare pas les manifestations, ça va être voué à l’échec. Sinon, c’est bien le moment que le FNDC sache qu’il faut vraiment libérer le peuple de Guinée. Parce qu’on ne peut pas interdire les manifestations si tout n’est pas bien dans le pays.

 S’il y avait les consultations et que la société civile est associée aux trucs, qui aurait parlé de manifestations? On en a marre. »

Le FNDC doit mettre de l’eau dans son vin pour maintenir la tranquillité dans le pays, estime le secrétaire fédéral du Bloc libéral, Lancinet Condé : « En ce moment, nous devons tous prôner la paix et la quiétude sociale afin d’accélérer la transition qui ne fait que durer, personne n’a intérêt à ce que cette transition aiĺle de report en report. Donc le FNDC doit pouvoir mettre de l’eau dans son vin. »

Avec cette annonce, le FNDC semble bien décidé à braver l’interdiction des manifestations de rue du CNRD. Lancinet Condé, ancien vice-coordinateur du FNDC à Kankan pense que respecter cette décision serait le mieux pour le front anti-3è mandat : « Bien que la manifestation soit un droit dans un Etat de droit, nous devons aussi respecter les dirigeants. Si aujourd’hui nous sommes dirigés par une junte, donc nous devons les respecter parce qu’il n’y a pas une constitution valable. ».

Les autorités réagiront-elles face à cette annonce? Wait and see…

Ahmed Sékou Nabé, correspondant à Kankan.

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