Ansoumane ‘’Baffoé’’, DG de la Police nationale : « un barrage clandestin devant un poste de police…, le commissaire saute»

Print Friendly, PDF & Email

Parlant de la prolifération des barrages des barrages clandestins, le Directeur Général de la police nationale, Ansoumane Camara « Baffoé », à l’occasion d’une conférence de presse vendredi dans les locaux du ministère de la Sécurité, a déclaré que seuls 24 barrages conventionnels ont été autorisés pour le respect des mesures barrières. Pour lui, tout barrage au-delà des 24 barrages est un barrage clandestin et tout contrevenant devra subir la rigueur de l’autorité

« Il y a eu tellement de prolifération de barrages dans la ville de Conakry que chaque poste de police, chaque commissariat urbain, chaque commissariat central, à la sortie de son service, ils mettent des barrages non conventionnels. C’est ce que vous les citoyens avez constaté et qui a été remonté jusqu’aux autorités. Et l’ordre a été donné de réduire les barrages au nombre de 24. Et à partir de ce soir (vendredi 7 mai), c’est ce qui va être appliqué. Tout barrage au-delà des 24 barrages est un barrage clandestin. Tout policier, parce que je parle au nom de la police, je suis le Directeur Général de police, si un policier va faire un barrage clandestin qu’il est pris, si c’est fait devant un poste de police, un commissariat urbain, un commissariat central, ce commissaire, il saute. Parce que c’est de l’arnaque pure et simple. En plus, même les 24 barrages conventionnels sont mis pour le respect des mesures barrières. Pas question qu’un policier, qu’un gendarme, qu’un militaire prenne de l’argent avec un citoyen pour pouvoir passer. Parce qu’au-delà des heures du couvre-feu, si un citoyen vient, il passe à côté, il ne passe pas, il attend jusqu’aux heures indiquées. Maintenant, dans les barrages, les citoyens qui sont pressés incitent les agents à prendre de l’argent pour pouvoir rentrer chez eux. On va maintenant aussi nous préparer de façon sans que les agents du barrage nous voient, si on constate des faits comme ça, ce chef de barrages ou les agents qui sont là répondront », a déclaré l’Inspecteur général de police Ansoumane Camara ‘’Baffoé’’.

Confirmant cet état de fait, le Directeur Général de la police nationale promet que des dispositions ont été prises.

« Je vous promets que les dispositions sont prises et le communiqué conjoint des deux ministres, le ministre d’État à la Défense nationale chargé des Affaires présidentielles et le ministre de la Sécurité le ministre Albert Damantang, dès hier (jeudi 6 mai), les instructions ont été données. Nous-mêmes, à la Direction Générale, on a fait un grand rassemblement général aujourd’hui en répercutant les instructions et en décortiquant ce communiqué conjoint. Tout policier qui va se laisser faire dans ce sens, et même à l’issue de ça, des sanctions majeures ont été prises ici, le chargé de couvre-feu a été changé, certains, à certains niveaux, sont changés et on a rendu le Directeur régional de la ville de Conakry responsable de tout ce qui va arriver. Cela dépend de son poste, s’il ne fait pas bien il partira, etc. Parce que nous, on ne va pas répondre, chacun n’a qu’à faire sa mission. On n’a pas le droit, on est là pour protéger les citoyens et leurs biens. On n’est pas là pour les arnaquer. Je m’excuse mais vous ne verrez plus ces cas-là. Ce qui reste clair, les 24 barrages consensuels et conventionnels vous les verrez et ça s’exécutera comme ça se doit », a-t-il promis.

À rappeler que dans un communiqué conjoint, le Ministre d’État, Ministre de la Défense Nationale, Chargé des Affaires Présidentielles et le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile avaient dit constater avec amertume l’émergence intempestive des barrages où les citoyens sont souvent victimes d’arnaques et de tracasseries. D’où des sanctions sévères pouvant aller jusqu’à la radiation des effectifs assortie de poursuites judiciaires.

Maciré Camara

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.