Appel à résister à Labé : toutes les activités paralysées sous un calme total, ce mardi

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Les citoyens de Labé ont pour la énième fois répondue à l’appel à résister du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ce mardi, 28 janvier 2020. Toutes les activités socio-économiques, administratives et éducatives sont totalement paralysées.

Du gouvernorat en passant par la préfecture, la mairie, l’IRE, la DPE, écoles publiques et privées, tout est silence radio. Néanmoins, une unité de l’armée est déployée au gouvernorat et à la préfecture et les  résidences des autorités pour empêche toutes les attaques contre les symboles de l’Etat. Du carrefour Tinkisso, Hôpital et la Banque Central, un important dispositif sécuritaire est installé. Rare sont les citoyens qui ose s’aventure sur ces axes par peur de représailles. Mais déjà certains ont commencé à subir la colère des gendarmes.

« On était de passage au carrefour gouvernorat quand des gendarmes nous ont signalé, en nous sommant de nous arrêter en pointant des armes sur nous. A défaut disent-ils, qu’ils vont tirer sur nous, on sait  arrêtés et ils nous ont amené vers le capo du véhicule. C’est là qu’ils se sont mis à nous tabasser. C’est vraiment dommage, c’est de la barbarie. Mon ami et moi avons reçu au moins 25 coups chacun. Ce sont des gendarmes mais ils étaient avec des beurrés rouges. J’ai des égratignures sur mes fesses. Je viens de Conakry et c’est ce matin que je suis arrivé à Labé.  Avec mon ami chauffeur, j’ai déposé tous mes passagers chez eux », explique Maitre Mamadou Dian Diallo.

Au niveau du grand marché, précisément à Yinguema, certaines femmes ont écoulé leurs produits malgré la peur au ventre. Par contre, tous les magasins, boutiques et kiosques sont restés fermés au marché central et on ne trouve aucun commerçant devant sont lieux de vente. Même cas au niveau des banques. Par ailleurs, des barricades sont visibles dans plusieurs quartiers comme Tata, Daka, Dow-Saré mais aussi également dans les carrefours Hoggo-M’bouro et Bilaly où des manifestants ont déjà brulé des pneus.

« Depuis 6 heures, nous sommes là. Aujourd’hui encore, ça sera comme les autres jours. C’est la paralysie totale, pas de circulation dans la ville. Pour passer ici, tu dois payer 5000 fg. Mais les vieilles personnes ne payent rien. Nous n’avons pas peur de ces militaires même  s’ils ont des rames. Les pierres peuvent bien faire notre affaire », nous confie Mamadou Aliou Diallo.

Au moment où mettions en ligne cette dépêche, aucun incident majeur n’était encore signalé dans la ville.

Nous y reviendrons !

Tidiane Diallo, correspondant régional à Labé

+224 620 44 25 83

 

 

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