Après le pétrole, Total ”rafle” le juteux marché du carburant de Simandou : lune de miel entre Conakry et Paris?

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Depuis la fin du double scrutin législatif et référendaire, la Guinée semble prendre un nouvel envol avec la France. Du moins discrètement. L’ancienne puissance colonisatrice depuis des jours signe sans compter des fonds en faveur de la Guinée.

En mars dernier, le président Alpha Condé avait autorisé- par un décret qui n’a été officialisé qu’au lendemain du vote- la reprise des négociations entre la Guinée et la société française Total pour un ‘’accord sur les conditions d’exploration pour les blocs A4 et C2’’.

Selon AfricaIntelligence, ‘’la pandémie de Covid-19 a mis en pause le processus’’.

« Grâce à un accord avec l’ONAP en 2017, Total avait obtenu le droit d’étudier pendant douze mois les données disponibles de la quasi-totalité des blocs offshore de Guinée avant de choisir ceux sur lesquels elle voulait entreprendre des négociations directes. L’ONAP était alors dirigé par un ancien cadre de la major française, Diakaria Koulibaly devenu depuis ministre des hydrocarbures. L’étude a finalement pris presque trois ans, et Total a porté son dévolu sur les A4 et C2. Au terme des discussions, la major française sera la seule société active dans l’offshore guinéen, l’une des zones les moins bien radiographiées d’Afrique de l’Ouest », informe le journal en ligne qui ajoute que ‘’la major pétrolière française Total aurait conclu un accord avec la Société minière de Boké (SMB) afin d’assurer le stockage et la distribution du carburant qui sera nécessaire au projet que cette dernière développe sur les blocs 1 et 2 du gisement de fer de Simandou ».

Ces gestes mirifiques de la Guinée envers la France -qui conteste le référendum du 22 mars dernier- signent-ils la fin d’un contentieux électoral ?

Noumoukè S.

 

 

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