Assainissement : après Matoto et Ratoma, la MAOG poursuit ses activités dans la commune de Matam

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Avec des slogans tels que : « un citoyen, un balai » « ma voiture, ma poubelle » et d’autres encore, la Maison des Associations et ONG de Guinée (MAOG) a donné le coup d’envoi de cette troisième étape d’assainissement dans la commune de Matam, plus précisément au marché de Bonfi. En collaboration avec les structures ‘ »urgence panafricaniste » et « la voix du peuple », et l’accompagnement du maire de la commune, la MAOG entend par cette action accompagner les autorités de la transition dans l’assainissement de la capitale guinéenne.

Revenant sur l’objectif de cette action, Alpha Bayo, coordinateur par intérim de la MAOG, a expliqué qu’Il vise à accompagner les autorités de la transition.

‘’Récemment, on a lancé l’alerte concernant l’état d’insalubrité dans notre pays. Et après, on a vu, le gouvernement a pris les responsabilités et a lancé l’appel à toute la population, à tous les ministres, à toutes les directions d’aider à ce que nos villes et quartiers soient propres. Donc nous, en tant que plateforme nationale de la société civile, il est de notre responsabilité d’accompagner ces initiatives citoyennes du gouvernement. C’est pourquoi nous avons lancé un appel à toute la population, toute la jeunesse pour venir nous accompagner. Nous sommes à la troisième étape, on a commencé à Matoto, la semaine dernière, nous étions à Ratoma et aujourd’hui, nous sommes dans la commune de Matam. Nous saluons beaucoup l’accompagnement des autorités communales notamment le maire de cette commune qui, depuis le matin, a mis les matériels à notre disposition et lui-même a appelé la jeunesse à nous accompagner et il est avec nous au moment où je vous parle pour assainir ; c’est des choses qui nous galvanisent. Je pense que les autorités ont compris le message. Et récemment vous avez vu que le ministre de l’administration du territoire a institué le premier samedi de chaque mois comme samedi d’assainissement. Je pense que c’est des initiatives qu’il faut accompagner. Nous en tant qu’acteurs de la société civile, nous allons prendre toutes les dispositions nécessaires pour accompagner cette initiative », a-t-il déclaré. 

Très content de cette action dans sa commune, le maire Ismaël Condé de Matam a salué ce geste de la MAOG et appelé d’autres associations à faire comme eux.  » Nous sommes toujours contents quand nous en tant que collectivité, nous sommes sommes toujours contents quand nous sommes accompagnés par des ONG dans le cadre de notre mission régalienne. Car vous n’êtes pas sans savoir que l’assainissement de nos quartiers c’est une compétence qui nous a été donnée par la loi. Mais, force est de constater aujourd’hui que nous manquons de moyens pour venir à bout de cette compétence. C’est pourquoi nous demandons incessamment l’accompagnement des autorités mais aussi de toutes les associations, des bonnes volontés dans cette situation. Il est à constater que la MAOG est venue  pour nous aider à assainir nos routes et les emprises. C’est un sentiment de joie et c’est pourquoi je suis descendu sur le terrain avec eux pour les accompagner dans le cadre de cette initiative citoyenne que toute association devrait mettre dans sa feuille de route. Et que cette mission d’assainissement est une mission qui concerne tout le monde », a-t-il estimé.

Confronté à des difficultés dans l’assainissement de sa commune et d’autres missions régaliennes qui lui incombent, le maire de Matam en impute la responsabilité au gel des comptes qu’il considère comme un frein à l’accomplissement de certaines missions

 » Le gel des comptes des collectivités constitue aujourd’hui un frein dans l’accomplissement de cette mission. Mais, il n’y a pas que ça, c’est tout un ensemble. Les compétences qui devraient nous être octroyées sont transférées ailleurs. Aujourd’hui, moi je n’ai même pas un camion poubelle pour accompagner, je suis obligé d’appeler les partenaires pour m’envoyer des poubelles. Je n’ai pas de moyens efficaces, même les paires de gants, je ne suis pas en mesure de le leur fournir, les EPI (équipements de protection individuelle), il ne serait-ce que ça. Si l’Etat pouvait comprendre que ce rôle est dévolu à nous en mettant les moyens à disposition, ça pourrait nous aider. A titre d’exemple, nous avons aujourd’hui plus de 100.000 poubelles qui sont stockées quelque part. Ces poubelles allaient être efficaces à poser le long des artères aujourd’hui pour que les gens puissent être sensibilisés et qu’on leur dise, ne mettez pas vos déchets sur le sol mettez-les dans les poubelles. Mais s’ils n’ont pas les moyens  qu’est-ce qu’ils font ? Ils seront obligés de jeter les déchets là où ils se trouvent. Mais qu’à cela ne tienne, nous sommes en train de nous battre pour que ces compétences puissent venir dans les meilleurs délais et le ministre de l’administration du territoire a pris des engagements auprès des collectivités, qu’il fera tout pour que les communes soient mises dans leur rôle régalien de maître d’assainissement », a souhaité Ismaël Condé.

Après avoir nettoyé toutes les artères et emprises de la route Bonfi- Constantin, la MAOG a clôturé cette troisième étage au rond-point de Constantin, toujours dans la commune de Matam.

Maciré Camara

+(224) 628 112 098

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