Attaque du local de la protection civile à N’zérékoré : la population s’indigne, aucune réaction des autorités !

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C’est un fait rare qui suscite des commentaires et indignations dans le pays et particulièrement ici, à N’zérékoré. La base de la protection civile a été la cible d’une attaque dans l’après-midi du lundi dernier par des militaires, au quartier commercial, juste derrière le local de la police routière.

En effet, Ce sont des  militaires qui ont  tabassé les éléments de la protection civile faisant des blessés,  saccagé les bureaux des sapeurs pompiers avant de traîner le tricolore à terre. 

Selon le au commandant adjoint de la protection civile, tout est parti dans la soirée du samedi lorsque les sapeurs pompiers se rendaient marché où l’incendie s’est déclaré.

« Le samedi à 19h 45 mn, notre service a été alerté d’un cas d’incendie au sein du marché. Notre équipe s’est dirigée pour l’inspection de cet incendie. Au retour, il y a un soldat qui s’est opposé, en disant que le camion ne bouge pas pour venir prendre l’eau. Il  a accidenté le camion et le pneu s’est crevé. Donc on a appelé  la RTG qui  est venue voir les faits. C’est la même équipe du monsieur qui nous a attaquées ce lundi. Arrivé sur place, ils ne se sont pas adressés à quelqu’un. Ils se sont jetés sur le coordinateur. Ils sont rentrés dans les bureaux pour tous saccagés. Ça, ce n’est pas moi seulement qui est indigné ! C’est toute la Guinée qui est indignée, surtout voir les couleurs à terre. C’est ma première fois de voir ça quelque soit la situation de la Guerre, le drapeau ne se met jamais à terre », a expliqué le commandant adjoint de la protection civile, Boubacar Diallo.  

Dans la ville, cette altitude des hommes en uniforme est mal accueillie par la population. « Moi, j’ai du mal à comprendre leur altitude. Mais il faut que ces éléments soient repérés par la hiérarchie et sanctionnés à la hauteur de leur forfaiture. Ça ne doit pas rester impunis, cet acte », a réagit Mamady Kourouma.

Informé, le commandant par intérim de la quatrième région militaire s’est rendu sur les lieux. En attendant, tous les regards restent braqués sur cet officier face à cette attaque qui est attribuée à ses hommes.

Du côté des victimes, une plainte doit être déposée contre les agresseurs avait indiqué le commandant adjoint de la protection civile.

Amara Souza Soumaoro, Correspondant à N’zérékoré

+224 621941777

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