Autonomisation des filles et femmes : la 3ème édition du camp de codage des filles et femmes africaines connectées, lancée à Conakry

La 3ème édition du camp de codage des jeunes filles africaines connectées a été officiellement lancée ce lundi, 29 novembre, à Conakry. L’initiative est du ministère des postes, télécommunications et de l’économie numérique en partenariat avec la commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), l’Union internationale des télécommunications (UIT), les ministères de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et de l’innovation, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, de l’éducation pré-universitaire et de l’alphabétisation, de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables, et les partenaires techniques et financiers.

filles et femmes participantes


Du 29 novembre au 04 décembre, des jeunes filles et femmes âgées de 12 à 25 ans vont être formées en techniques de codage pour le développement afin de faire progresser les compétences en technique de l’information et de la communication (TIC), en Afrique et de combler le fossé numérique entre les sexes à travers le continent.
Selon la ministre des postes, télécommunications et de l’économie numérique, 250 jeunes et femmes guinéennes en présentiel et 2000 en ligne à travers le continent vont être formées aux métiers numériques.

Aminata Kaba, ministre des postes, télécommunications et de l’économie numérique


Elle souligne que le camp de codage des jeunes filles et femmes africaines connectées a pour objectifs :
« Autonomiser les jeunes femmes et filles en facilitant leur intégration dans des domaines technologiques ; fournir l’éducation et les compétences technologiques nécessaires aux jeunes femmes et filles pour promouvoir l’intégration de l’Afrique, générer une croissance économique inclusive, stimuler la création d’emplois, briser la fracture numérique et éradiquer la pauvreté pour le développement socio-économique du continent ; assurer l’appropriation par l’Afrique des outils modernes de gestion numérique ; contribuer au développement socioéconomique des pays africains à travers la création d’emplois et d’entreprises ; sensibiliser les gouvernements dans la création de l’écosystème nécessaire au développement de l’entrepreneuriat, en d’autres termes un cadre juridique et réglementaire favorable, ainsi que des mesures incitatives ; réduire la fracture numérique de 23% entre hommes et femmes sur le continent », a indiqué Aminata Kaba, la ministre des postes, télécommunications et de l’économie numérique avant de dévoiler les thématiques qui seront abordées : « les travaux essentiellement pratiques menés par dix (10) formatrices d’expertise mondiale inclura dans son contenu les thématiques suivantes : technologie de codage, robotique, intelligence artificielle, internet des objets, l’approche conceptuelle (design thinking), le leadership féminin, les techniques de prise de parole et de confiance en public, les objectifs de développement durable », a ajouté la ministre.
Pour le représentant de la commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, le camp de codage est conçu pour : « permettre aux jeunes filles et femmes africaines de développer leurs compétences en codage et dans d’autres compétences de raisonnement afin de résoudre les problèmes contemporains du continent africain, de réduire le fossé entre les genres et de lutter contre la pauvreté », a expliqué Jean-Paul Adam, de la commission économique des Nations Unies pour l’Afrique.
Le premier ministre qui a présidé la cérémonie de lancement officiel, a assuré l’engagement du gouvernement de la transition à accompagner l’initiative.

Mohamed Béavogui, premier ministre guinéen


« la révolution numérique ou la 4ème révolution industrielle est en marche. Dans ce contexte, notre pays entend saisir toutes les opportunités qu’elle offre pour profiter du dividende numérique et réaliser les objectifs de la transition (…). Je puis vous donner l’assurance que le chef de l’État, le colonel Mamadi Doumbouya met l’autonomisation des filles et des femmes au cœur de la politique du gouvernement et jouera pleinement son rôle dans l’effort d’appropriation des technologies de l’information et de la communication et ne ménagera aucun effort pour accompagner le ministère en charge des postes, télécommunications et de l’économie numérique dans la mise en œuvre de la vision stratégique sectorielle », a assuré Mohamed Béavogui.
A l’issue des six (06) jours de formation, les meilleures applications innovantes développées par les participantes et répondant aux besoins du continent africain seront sélectionnées et mises en avant.

Sadjo Bah

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