Bah Oury à l’AG de l’UDRG : “on ne doit pas avoir des détenus politiques dans notre pays”

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Le parti l’Union Démocratiques pour la Renaissance en Guinée, en abrégé (UDRG), a tenu sa première Assemblée Générale ce samedi 19 décembre 2020, à son siège à Kipé Dadya, dans la commune de Ratoma. Elle a été présidée par le président du parti, Bah Oury.

Dans son allocation de circonstance, beaucoup de sujets ont été évoqués notamment : la question de sécurité, de la corruption, du discours d’investiture d’Alpha Condé et la situation des détenus politiques.

Après la présentation des nouveaux adhérents et des mouvements associatives, le président de l’UDRG, a pris la parole devant ses militants et responsables en les rassurant que “l’espoir n’est pas mort” avant de rajouter « On ne doit pas avoir des détenus politiques dans notre pays. On ne doit pas avoir des gens qui sont tués dans les camps. Il faut que ce passé soit irrémédiablement tourné pour nous permettre d’envisager l’avenir autrement. »

Cet activiste des Droits de l’Homme et président de l’UDRG déplore et  condamne « Les conditions dans lesquels un Roger Bamba, un Mamadou Sow et tant d’autres sont mort en étant incarcérés. On a insisté pour que le Président, avant son investiture passe un geste comme quoi, il veut aller dans le sens de l’apaisement en libérant les prisonniers. Jusqu’à présent nous n’avons pas vu des signaux. Nous ne pouvons pas croire à une main tendue sans pour autant voir des manières concrètes, qu’il n’y ait pas des détenus politiques dans notre pays. »

« Aujourd’hui je ne peux pas au cours d’un discours qu’on me dise qu’on veut ça, alors que pendant deux ans de manière active, malgré tout ce qui a été fait, il s’est obstiné à vouloir coûte que coûte changer la constitution, avoir un troisième mandat avec tout le lot de personnes qui ont été tuées. Des personnes qui ont été emprisonnées et remises en cause de vivre ensemble en Guinée. Donc nous ne pouvons pas croire à des discours. Nous voulons voir des choses concrètes, parce que sans cela nous risquons aussi d’être complices de ce qui peut induire en erreur nos compatriotes », a laissé entendre le président de l’UDRG

Mamadou Yaya Barry

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