Boké : Action Mines Guinée et les étudiants de l’ISMGB échangent autour des rapports l’ITIE

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Une mission de l’ONG Action Mines Guinée (AMG) était en conclave ce jeudi, 12 décembre 2019, avec les étudiants de l’Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké (ISMGB) pour échanger autour du contenu des rapports de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) pour les années 2016-2017.

A en croire au directeur exécutif de l’ONG Action Mines Guinée, Amadou Bah, «Le moment est favorable d’organiser un débat responsable axé sur la mobilisation et la gestion des revenus miniers. C’est une manière d’informer les citoyens sur la Bonne Gouvernance, orienter les populations de l’ensemble des politiques publiques pour bien-être des communautés fortement impactées par l’exploitation minière dont les impacts méritent d’être minimisés en vue d’équilibrer l’économie nationale.»

A son tour, Mohamed Doumbouya des relations communautaires auprès de l’Action Mines Guinée, explique : «En 2016, les revenus du secteur extractif totalisent un montant de 3.108, 3 milliards GNF dont 99,97% proviennent du secteur minier et 0,03%  provient du secteur des hydrocarbures.»

En 2017, a-t-il ajouté, «Les revenus du secteur extractif totalisent un montant de 4.548,2 milliards GNF dont 99,96% proviennent du secteur minier et 0,04% des hydrocarbures.»

Dans les mêmes rapports de l’ITIE, on peut lire ceci : «La contribution des entreprises sous-traitantes les plus contributrices au budget de l’Etat guinéen en 2016, s’élève à 1.025.391.253.293 GNF.»

Sans commentaire, lisez les pourcentages en termes de contribution des sociétés minières et bauxitiques à savoir, CBG (50,0%), SAG (11,9%), SMB (11,4%), SMD (6,5%, CBK 17, 5%).»

Pour l’ex directeur général de l’ISMGB, Dr Karinka Diawara regrette, «J’ai fouillé le rapport en détail. Mais j’ai remarqué qu’on ne parle que d’argent, pas de l’environnement fortement menacé par l’exploitation minière qui gagne du terrain.»

Revenant à la charge, le directeur exécutif de l’ONG Mines Guinée, Amadou Bah a rétorqué : «La transparence est une question d’étape. Sinon, tout est prévu dans le Code Minier. Il est prévu par exemple, des fonds fiduciaire devant servir à la réparation des dommages causés sur l’environnement conformément aux normes.

Avec l’influence des partenaires techniques, de la Société Civile, on se bat pour le respect de la réglementation pour lutter contre la pollution à ciel ouvert.»

«Quelle place pour la protection de l’Environnement, la transparence dans la Gouvernance des revenus miniers,  le flux des investissements miniers, la construction des infrastructures de base, l’apport des sociétés minières extractives aux communautés riveraines », sont entre autres thématiques épluchées au cours de la conférence.

Mamadouba Camara, Boké

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