Bonne fête aux vaillants travailleurs guinéens, l’Etat doit porter le SMIG à 1000 000 gnf (Bella Bah)

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A l’occasion de la fête des travailleurs, ce 01 er Mai, je souhaite bonne fête de travail d’abord aux enseignants et enseignantes, qui sont la colonne vertébrale d’un pays. Il faut rappeler ici, le dévouement et l’enseignant Guinéen, ce quotidien de se lever tôt à 06h et de rester débout toute la journée, à transmettre le savoir, dans des classes pléthoriques sans ventilateur et fort malheureusement, sans aucune couverture sanitaire, exposé à tous les risques et à la moindre occasion, son salaire est suspendu. 

Au-delà de Conakry, il faut penser aux zones oubliées de Kintignan, de Womey, de Kigna, de koulé, il faut vivre dans ses endroits pour toucher la dure réalité. Aucune nation ne peut se construire sans un capital humain, et  la base du capital humain, c’est la formation. Il est triste de constater que l’Etat Guinéen depuis et jusqu’à nos jours, n’accorde aucune considération à cette couche sensible et vulnérable, qui constitue le cœur de développement de chaque pays. Je souhaite que ces enseignants et enseignantes  trouvent en ces mots, du réconfort et l’expression d’une gratitude profonde par rapport à leurs quotidien, si difficile qu’on ne pourrait imaginer.

Ensuite, il faut également penser au vrai travailleur Guinéens, ces femmes dans les marchés et dans les champs, sans aucun accompagnement, qui lutte pour éduquer leurs fils et filles, leurs enfants sans aucun accompagnement de l’Etat. Ces femmes en lieu et place d’être accompagné sont laissés à la merci, sans aucun système de crédit encore moins ne serait-ce que des accompagnements à travers un système de coaching. Le plus souvent, les administrateurs de marché,  à travers des taxes de corruption  vivent sur leurs durs labeurs.

Enfin, le travailleur Guinéen est triste, il est à la merci de l’employeur, sans aucune protection sociale, l’inspection du travail est devenu un moyen de licenciement, rapide des employés qui refusent d’être des esclaves d’un système ultra capitaliste, qui souhaitent toujours plus de profits. Le cas de Boké et de Kouroussa tout récemment sont une illustration parfaite. Aussi le secteur bancaire, un système d’exploitation comme au temps de la colonisation, des institutions qui se font des centaines de milliards de profits mais qui laissent des femmes qui font le tri de l’argent dans une situation très précaire. Bonne fête à vous, espérons un jour qu’un Etat sera à l’écoute de vos conditions de vie.

Il faut également penser à ces milliers de jeunes chômeurs et qui se battent pour avoir où commencer, plein de courage et de dynamisme, des fois obligés de fuir et mourir en cours de route afin d’éviter cette honte, de voir toujours une maman dans des conditions plus précaires.   Comme on parle de fête de travail, il est important de penser à ceux qui le cherchent de façon désespéré, là aussi sans aucun support de l’Etat. Je parle de ces centaines de milliers d’étudiants ayant finit depuis une dizaine d’années  les études, sans aucune perspective et qui sont reconverti à des chauffeurs de taxi.

Par rapport aux conditions de vie des travailleurs, avec le coût de la vie des loyers en moyenne de 100 euros pour une chambre et salon, un sac de riz à 30 euros, il est nécessaire de rehausser le SMIG à un million de francs Guinéens, pour donner  une bouffée d’oxygène aux milliers de travailleurs. Les comptes de résultat des entreprises le permettent, il suffit d’une volonté Etatique. La société civile et les syndicats doivent travailler ensemble pour exiger cela. C’est une responsabilité commune.

Aux jeunes Guinéens, l’avenir est dans le travail, la reflexion, l’innovation, nous devons avoir foi en nous et penser à l’entreprenariat, d’abord l’agriculture, l’élevage, la pêche bref le secteur primaire puis les servies, la technologie,  pour donner plus d’emplois aux Guinéens et aussi, que nous consommons ce que nous produisons. Il est grand temps, que nous refusons le chemin du laxisme et de la corruption, que nous pensons à construire l’avenir, avec nos efforts, notre courage, notre dynamisme. C’est bien possible, nous sommes l’espoir du lendemain. A tous ces jeunes, qui osent entreprendre, sans accompagnement, avec les difficultés, qui ont foi à cette Guinée, Bonne fête à vous. Que Allah par sa grâce nous facilite l’aventure et nous permette de construire notre beau pays, la Guinée.

BAH Abdourahamane Bella

President de la jeunesse citoyenne

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