Camions surchargés de marchandises : la police nationale siffle la fin de la récréation

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Ce vendredi 9 juillet, l’Inspecteur général  Ansoumane Camara ‘’Baffoé’’, Directeur  général de la police nationale, s’est rendu au parc ‘’Burkina’’ pour prendre contact avec ses collègues douaniers, policiers  qui servent au sein dudit parc, et surtout les syndicalistes qui chargent les véhicules en partance vers l’intérieur du pays. Il a ensuite demandé à ces agents et syndicat de mettre fin à la sortie des camions qui chargent à plus de 5 mètres de hauteur puisqu’il estime que la plupart des accidents de la circulation sont causés par ces gros porteurs.

 «Ces jours-ci, on a arrêté trois remorques. La première fois, c’était le dimanche et c’est le ministre de la Sécurité même qui a constaté  sur la corniche un camion qui a une hauteur qui peut dépasser les conteneurs. On les a arrêtés, on a fait venir la presse, on a pris des dispositions, on a appelé les syndicalistes pour ne plus que les camions pareils sortent. Mais ça fait deux jours successifs, on ne fait qu’arrêter les camions chargés de la même manière. C’est pour cela que j’ai jugé utile ce matin de venir au parc non seulement pour prendre contact avec nos collègues qui n’acceptent plus que les véhicules soient chargés comme ça.

Tout à l’heure, les syndicalistes m’ont dit quand je leur ai posé la question de savoir le pont du 8-Novembre fait combien de mètres, on parle de 5 mètres et quelques. Mais quand déjà vous chargez une remorque à hauteur de 5 mètres. Ça veut dire que ça ne peut dépasser ni le pont du 8-Novembre, ni les passerelles sur les autoroutes. Donc, les conteneurs obligés de prendre les routes dans le quartier et ça amène des risques d’accident. C’est pour cela, tous les jours, ils sont en train d’écraser les motards. Il y a des moments, les gens jouent au ballon dans le quartier, ils viennent leur rentrer dedans, ils coupent les fils électriques et cela amène des émeutes voire même brûler leur véhicule. Non seulement notre mission aujourd’hui est d’ordre économique, social et matériel. Parce que si jamais ils (les gens) arrivent à brûler leur véhicule, le propriétaire non seulement perd son véhicule mais le chauffeur est au chômage. S’ils arrivent à tuer mais c’est une vie qu’on perd, s’ils arrivent à blesser grave ou rendre une personne handicapée, c’est une charge pour sa famille, etc. S’ils coupent les fils électriques, c’est les dépenses pour l’État. », a-t-il indiqué.

L’Inspecteur général  de police Ansoumane Camara ‘’Baffoé’ a d’abord demandé à ce que les camions arrêtés  soient déchargés jusqu’à une hauteur de 5 mètres. Avant d’annoncer que désormais la police nationale va mettre un dispositif sur la voie publique. «Donc, c’est pour tout cela qu’on est venu pour les sensibiliser, dire à nos collègues qui sont au parc Burkina que désormais la police nationale va mettre un dispositif sur la voie publique.  Tous ces  camions qui sortiront désormais, y compris les trois camions qu’on a eu à arrêter, on va les retourner tout à l’heure au port pour que ça soit diminué jusqu’à hauteur de 5 mètres et qu’ils puissent prendre l’autoroute tranquillement pour aller là où ils doivent aller. Le deuxième véhicule qu’on a pris contient les chichas. Il y a un commerçant qui a eu à les racheter pour les envoyer en Sierra Leone. C’est normal. Mais pourquoi le chauffeur-là a pris ces chichas pour emprunter les routes de quartier? C’est pour diminuer un peu, parce que malgré que ce soit interdit, il y a certains qui les ont dans leur salon, dans leur maison mais il y a des ingrédients qui manquent. Peut-être certainement, il va descendre quelques cartons pour ravitailler les gens-là. Donc, c’est ce qui nous emmène auprès de nos collègues et que ces véhicules-là soient ramenés.»

Pour le colonel N’faly Kourouma, chef de service au parc Burkina, le message est compris. Il a par conséquent pris un engagement ferme que les camions ne mettront plus jamais des bagages au-delà de 5 mètres.  «Nous avons pris cet engagement. Et au nom de ma direction, je veillerai à  cet engagement.», a-t-il promis.

Quant à Toumani Traoré, secrétaire général du syndicat des transporteurs de conteneurs, le syndicat ne prêtait pas attention aux surcharges qui se passaient au niveau du  parc Burkina. Désormais, il entend lui aussi s’impliquer. «Exactement, on a pris l’engagement pour ça. Si Dieu le veut, on ne va jamais maintenant au-delà de la hauteur indiquée. Mais nous aussi, on n’était pas au courant parce que la plupart des voitures qui sortent ici, c’est des camionnettes. On ne s’attendait pas si on allait trouver ces gros camions qui chargent ici. Les syndicats ne prêtaient même pas attention à ça ici. On était à l’intérieur du port, nous avons vu les deux ou trois camions interpellés. Donc, on a pris l’engagement maintenant de poser nos hommes au port Burkina ici .», a-t-il annoncé.

Pour terminer, l’Inspecteur général  Ansoumane Camara ‘’Baffoé’’ a laissé entendre que même s’il est venu ce matin, si ce soir ou demain, il arrive à prendre des camions  chargés de la sorte, le problème ne sera plus un problème de syndicat ni un problème de douane. Mais plutôt que c’est les autorités qui les guideront et qu’ils savent déjà ce qu’ils vont faire du chauffeur, du camion et de ses marchandises.

Christine Finda Kamano

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