CAN 2019/Guinée-Burundi : ‘’ça ne va être une proie facile’’ (Oumar Dieng)

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Au compte de la troisième journée de sa poule, la Guinée rencontrera le Burundi ce dimanche 30 juin, au stade du Caire en Egypte. Quelques heures avant ce face à face qui déterminera le sort de l’équipe nationale guinéenne, l’envoyé spécial de MEDIAGUINEE basé à Alexandrie a interrogé l’ancien patron du service des sports de la RTG, Oumar Dieng. Lisez !

Selon lui, ce match contre le Burundi est à prendre au sérieux compte tenu de plusieurs facteurs. « Je crois que ça ne va être facile. Comme les deux premiers matchs, il faut se dire qu’on aura à faire avec un adversaire de taille. Surtout entre la Guinée et le Burundi, le palmarès est là. On a un souvenir indélébile d’un certain Guinée-Burundi en 1993. Pour que la Guinée revienne dans la cour des grands aux phases finales de la CAN, il a fallu un match d’appui à Libreville au Gabon qui est allé jusqu’aux prolongations, jusqu’aux tirs des pénaltys pour qu’on se débarrasse du Burundi. Et ce Burundi a évolué. Aujourd’hui, tous les pays ont évolué parce que le football n’est plus la vocation de ceux qui aiment tout simplement, c’est une profession et c’est la formation. Tous les pays ont mis la science dans le football à travers des centres de formation. Donc, ça ne va pas être une proie facile. On peut gagner, mais il faut prendre le Burundi très au sérieux. Parce que sur le terrain, c’est vrai, c’est 11 contre 11, donc, il n’y a pas à dire c’est un grand pays ou un petit pays. Eux (Burundais) leur force du Burundi, c’est qu’ils n’ont pas de vedettes, c’est un groupe très soudé qui joue très décontracté parce que c’est un groupe qui n’a rien à perdre. Si le Burundi est éliminé au premier tour, il n’aura à rougir de cela. Donc, pour des équipes comme ça, il faut s’en méfier, ce sont des outsiders, ce sont des gens qui savent qu’ils vont sortir alors, ils cherchent avec qui, il faut sortir. Donc, il faut prendre le Burundi très au sérieux. Tous les matchs étaient jouables pour nous, il faut que nos joueurs soient très battants, on ne voit pas encore cette ardeur combative, il faut qu’ils soient combatifs. Sur le terrain aujourd’hui, presque toutes les équipes se valent, mais c’est celle qui a le mental de gagner et qui se bat, c’est celle-là qui remporte. Donc, je souhaite que le Syli national soit vraiment une équipe conquérante », dira-t-il entre autres.

Par Youssouf Keita, envoyé spécial à Alexandrie     

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