Candidates obligées d’enlever leurs caleçons à Yomou? Le démenti et les précisions du DPE…

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Depuis quelques jours, il circule sur les réseaux sociaux des rumeurs selon lesquelles à Yomou, ville au sud de la Guinée, lors des  examens nationaux, plus précisément le BEPC, on aurait demandé aux filles d’enlever les caleçons et de les confier au voisinage avant d’accéder aux salles d’examen.

Joint au téléphone par notre rédaction, le Directeur préfectoral de l’Éducation (DPE) de Yomou a démenti cette information. Fassou Pé Loua est revenu sur les faits: « C’est faux. C’était au deuxième jour du BEPC, j’ai été interpellé par le commandant de la gendarmerie comme quoi au lycée Yomou certains élèves refusaient de se faire fouiller. Aussitôt, lui le commandant, moi-même plus le maire, nous nous sommes rendus sur les lieux. Il y avait une dizaine d’élèves qui étaient arrêtés qui disaient qu’ils ne veulent pas se faire fouiller. J’ai demandé, ils disent qu’ils avaient des collants, et on leur a dit de les enlever que c’est dans ça qu’ils cachaient des choses. J’ai dit non. Le porte-parole a parlé, j’ai demandé aux surveillants, ils disent c’est depuis hier qu’on leur demandé d’enlever.  Je leur ai dit fouillez les comme ça, laissez les comme ça.  Ça s’est passé devant nous, devant le maire de la commune, on les a fouillés et puis nous avons continué notre chemin. C’est au soir maintenant qu’il y a eu de fausses rumeurs qui faisaient état de dire qu’on a demandé aux enfants d’enlever les collants jusque même dire qu’on leur a dit d’enlever les slips. J’ai dit non. Il y a le secrétaire général du syndicat libre des enseignants qui m’a appelé,  j’ai démenti l’information.  J’ai dit moi j’ai évolué dans les institutions, j’étais le point focal des institutions Unicef, PAM, je connais le droit des enfants, je lui ai dit, ça s’est passé devant le maire de la commune urbaine, ça s’est passé comme ça.  Donc je vous affirme que tout ça c’est faux, ça ne s’est pas passé comme ça », a-t-il expliqué.

 Et d’ajouter que quand il y a eu ces fausses informations, il serait même réparti au centre Yomou avec la direction de la promotion féminine, pour vérifier si effectivement il y a eu de tels cas là-bas. Selon lui, les élèves ont répondu par la négative. « Le lendemain quand on a eu ces publications là, j’ai invité la directrice de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables, nous nous sommes rendus sur les lieux, j’ai pris la parole autour du mât, j’ai dit qu’il y a de fausses allégations, qui disent qu’ils ont demandé aux enfants d’enlever les slips. Je dis s’il y a ces cas là, ils n’ont qu’à se présenter pour qu’ils soient rétablis dans leurs droits. J’ai dit au cas où la personne a peur de se présenter, elle n’a qu’à faire une lettre anonyme et l’adresser à la directrice là.  La directrice de la promotion féminine a pris la parole, elle a demandé, est-ce qu’il y a eu ces cas là ? Les élèves ont répondu non.  Donc on est resté aussi ce jour là, je crois que c’est le troisième jour du BEPC.  Les fouilles se sont déroulées devant nous. Il y avait 10 salles dans ce centre. Dans la salle numéro 1, c’est les dames qui ont fouillé les filles et les hommes surveillants ont fouillé les garçons. Tout s’est bien passé. Donc, tout ce que les gens vous racontent là, c’est purement faux. Moi je ne peux pas accepter, en tant que garant, représentant de l’éducation des enfants, je ne peux pas. J’ai ma cousine qui a fait le BEPC là-bas, le maire de la commune a sa fille qui a fait le BEPC là-bas. Donc, est-ce que nous nous pouvons accepter en tant qu’éducateurs que de tels comportements se passent dans notre juridiction? Je ne peux pas. Donc partout les gens m’ont demandé, j’ai démenti l’information. Et en plus de ça, il y a la gendarmerie, il y a la police, il y a aussi la justice qui est là, il y a des institutions des droits de l’homme.  Il y a Plan Guinée qui évolue dans le cadre des

 enfants. Tous ceux-là ont leurs représentants ici à Yomou. C’était pour vous dire monsieur, tout ce que les gens disent c’est une fausse allégation, c’est non fondé. La fouille a eu lieu au lycée Yomou », a soutenu Fassou Pé Loua, DPE de N’Zérékoré 

Christine Finda Kamano 

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