Cas suspects d’Ebola en Guinée : ce que le ministre Rémy Lamah de la Santé en sait…

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Interrogé par Mediaguinee, le ministre guinéen de la Santé, le général-médecin Rémy Lamah est revenu largement sur les cas suspects d’Ebola à N’zérékoré, au sud de la Guinée. Réaction…

«  Pour la petite histoire, c’est hier, dans la journée, que j’ai été saisi par le directeur de l’hôpital de N’Zérékoré par rapport à des cas suspects. Des patients qu’ils ont reçus et qui manifestaient des symptômes de diarrhée, de vomissements, de selles sanguinolentes.

Après les échanges, je leur avais demandé tout de suite de les isoler. Ce qui fut fait. Le DRS m’a appelé, on a échangé. Ils ont effectué des prélèvements pour envoyer pour les analyses. Mais bien avant, dans la famille qui a été à l’origine de ces manifestations, il y a le monsieur du nom d’Abraham qui avait perdu d’abord sa femme. Après sa femme, le premier fils de son épouse a rendu l’âme. Et je crois que sa femme, quand elle était malade, ils l’ont emmenée chez un tradipraticien qui est également décédé. Donc, les trois patients qui ont été admis à l’hôpital de N’Zérékoré pour les mêmes symptômes ont été tous isolés et des prélèvements effectués pour des fins d’analyses. Un échantillon à destination de Conakry, l’autre a été envoyé à Gueckédou.

La nuit d’hier, parmi les trois qui ont été isolés, il y a un qui a rendu l’âme. Donc, l’échantillon qui a été envoyé à Guéckédou, nous venons d’être informé par le DRS pour dire que l’échantillon s’est avéré positif à Ebola. Mais pour une question de prudence, nous attendons le deuxième échantillon qui vient à peine d’arriver à Conakry, que l’analyse soit faite pour pouvoir confronter notre diagnostic d’Ebola, parce qu’il faut qu’il y ait deux examens qui confirment pour que nous puissions procéder à une déclaration. Qu’à cela ne tienne, toutes les dispositions sont déjà prises au niveau de N’Zérékoré et à Gouécké.

Au moment où vous et moi échangeons, il y a une équipe composée de la DPS et de la DRS pour pouvoir isoler la famille dans laquelle ces événements malheureux ont eu lieu. 

Le deuxième échantillon est arrivé à Conakry il y a une heure, c’est sûr que d’ici demain, dans la soirée, nous aurons les résultats. 

Maciré Camara

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