Caution exigée à Kassory, Diané et Oyé : « c’est 6 ou 10 fois plus cher que ce qui a été demandé à Koulibaly » (Me Seydou Diagne)

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Après le Procureur Spécial de la Cour de répression des Infractions Economiques et Financières (CRIEF) qui a relevé appel jeudi contre la libération sous caution de l’ex-Premier mnistre d’Alpha Condé Dr Ibrahima Kassory FOFANA, des ex-ministres Oyé Guilavogui et Mohamed Diané, le pool des Avocats de la défense a animé une conférence de presse ce vendredi, 20 mai à Conakry. L’objectif est d’édifier l’opinion sur ce que les avocats ont appelé détention arbitraire de leurs clients suite à la demande de Aly Touré de les maintenir en détention. 

Pour commencer, ces avocats composés de Dinah Sampil, Sidiki Bérété, Djibril Kouyaté, des Sénégalais Seydou Diagne et de Ousmane Sèye et du Malien Mamadou Ismaïla Konaté, ont dans leurs interventions fait savoir que c’est une «séquestration» envers leurs clients et ils ont également indiqué que les cautions de 20 milliards gnf demandées à Dr Kassory et Oyé et 30 milliards gnf à Dr Mohamed Diané sont exagérées. 
À en croire l’avocat International Sénégalais Me Seydou Diagne, « 20 milliards de francs guinéens en Guinée, en Afrique et même sur le plan international, c’est énorme pour un ancien Premier ministre, c’est une somme astronomique, la défense ne peux pas accepter ça. Ça c’est quelque chose que nous avions décidé indépendamment de l’appel du Procureur. Donc nous allons contester ça, selon les procédures de la législation guinéenne afin qu’elle soit réduite à une simple expression pour un montant raisonnable. Je n’aime pas trop revenir sur les comparaisons mais le montant de la caution qui a été fixée à M. Fofana est de 6,8 plus cher, plus élevé que le montant qui a été fixé pour [Diakaria] Koulibaly. Je n’ai pas fait le calcul exact, mais pour Diané c’est 10 fois plus », dit-il.

Il faut rappeler qu’hier jeudi après la comparution des prévenus devant la chambre du juge d’instruction, ces ex-Premier ministre et ministres qui sont poursuivis pour des faits de détournements de deniers publics, blanchiment d’argent entre-autres, avaient bénéficié d’une liberté sous caution avant que le Procureur Spécial de la CRIEF n’interjete appel et « ordonne » qu’on les maintienne en prison. 
Pour finir, ces avocats ont réitéré une nouvelle fois leur détermination à poursuivre le combat jusqu’à la libération de leurs clients et dans la foulée ils ont prévu de contester cette décision du Procureur Spécial de la CRIEF devant la chambre de correction de ladite Cour.
Mamadou Yaya Barry

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