Caution pour la présidentielle : jusqu’à 1 milliard gnf proposé, la Ceni tranche, demain

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La fixation de la caution et le plafonnement du budget de campagne pour la présidentielle du 18 octobre 2020 étaient au menu d’une rencontre, ce lundi entre la commission financière de la commission électorale nationale indépendante (Ceni) et les partis politiques. 

Au sortir de la rencontre qui s’est tenue à huis clos dans un imposant hôtel de la place, le président de la Ceni, Kabinet Cissé a annoncé que 33 partis politiques étaient présents à cette réunion de proposition de la caution et le plafonnement du budget de campagne pour l’élection présidentielle du 18 octobre prochain. Un montant qui sera fixé officiellement demain mercredi par le président de la Ceni.

“C’est une commission qui est annoncée dans le code électoral en son article 172 qui dit que le président de la CENI doit mettre en place une commission qui doit fixer la caution”, a rappelé le patron de la ceni. Et d’ajouter que nous avons eu à l’ordre du jour trois points : ” le premier point c’était de leur parler d’abord du contexte juridique. Notamment quels sont les principaux textes qui encadrent la question de fixation de la caution et le plafonnement aussi du budget de campagne. Le deuxième point a porté sur la caution. Et pour fixer la caution, on sait qu’il y a des paramètres sur lesquels on devrait échanger, notamment, l’environnement socio-économique, l’environnement géographique dans la sous-région… Sur cette question, il y a eu des tendances”.

” Certains pensent que la caution doit être réduite par rapport à celle de 2010, c’est-à-dire moins de 400 millions GNF. D’autres pensent qu’il ne faut pas forcément augmenter, qui sont au tour des 500 à 600 millions. Et un autre groupe pense qu’il faut augmenter la caution jusqu’à hauteur de 1 milliards GNF”, informe-t-il.

La CENI n’a pas pris de décision. a rassuré Cissé,  mais d’ici demain, une décision officielle sera prise en la matière pour fixer le montant de la caution”.

Par ailleurs de mentionner : “Nous avons profité de l’occasion pour rappeler aux partis politiques qu’ils doivent connaître aussi les exigences juridiques ou les contraintes qui sont liées au budget de campagne. Ils doivent déposer des rapports au niveau de la Cour des comptes, qui doit faire un contrôle, chose qui ne se fait pas très bien en Guinée. Mais nous sommes convaincus que la Cour des comptes aussi est en train de prendre toutes les mesures nécessaires pour que le parti politique justifie le budget de campagne”.

 “Le troisième point à l’ordre du jour, c’était le plafonnement. Il y a eu des rappels par rapport aux élections passées qui se chiffraient au tour de 7 milliards. Certains ont demandé que ce montant soit rehaussé compte tenu des dépenses qu’ils auront à effectuer vu le contexte économique du pays”, a-t-il conclu.

Elisa Camara 

+224654957322

 

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