Célébration du 1er mai : l’unité d’action syndicale remet au gouvernement un cahier de charges contenant plusieurs points

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La fête internationale du travail (1er mai) continue d’être célébrée en Guinée par les différentes centrales syndicales. Après la Confédération Nationales des Travailleurs de Guinée (CNTG) le 12 mai dernier, l’Union d’Action Syndicale qui regroupe sept (7) centrales syndicales dont l’USTG que dirige Abdoulaye Sow a célébré ce samedi 29 mai 2022, cette fête historique.

C’était dans la salle des congrès du palais du peuple en présence des représentants du Ministère de la Fonction publique et du travail, des membres des centrales concernées et de plusieurs invités de marque.

Dans son allocution de circonstance, Abdoulaye Sow, porte-parole de l’UAS dira que cette fête est célébrée en différé pour fustiger toutes les répressions intervenues. Et, explique-t-il, de dire plus jamais ça.

« Cette année encore, l’unité d’action syndicale a choisi de porter ses efforts sur ce thème : « protection du travail et travail descend » , dans l’option de voir s’améliorer dans notre pays les conditions de travail et d’existence de chaque travailleuse et travailleur. Aujourd’hui, rien que les retraités de Guinée peinent à survivre à cause de la précarité de leurs pensions calquées sur un salaire modique ou sur un SMIG dérisoire qui ne permettent même pas de payer les factures d’électricité et d’eau », dira-t-il entre autres.

Profitant de la même occasion, les membres de l’UAS ont par la voix du Camarade Diawara présenté au gouvernement leur cahier de charges qui contient plusieurs points revendications au

Ces points sont entre autres : la création de la Commission nationale des contrats de la fonction publique; la création du conseil supérieur de la fonction publique; l’application de la loi L0027; l’arrêt des licenciements abusifs dans les entreprises et sociétés en violation flagrante des textes réagissant des relations de travail; le déplafonnement de la pension de retraite à la caisse nationale de sécurité et le paiement de celle-ci mensuellement; demandent l’arrêt immédiat des tracasseries policières et autres corps de  sécurité sur les axes routiers des pratiques qui refond surface; la revalorisation des pensions de la fonction publique pour assurer la survie des retraités ; la relance les activités de la SOTELGUI; l’adoption d’une politique d’emploi et d’insertion des jeunes pour lutter contre l’exode rurale et la migration irrégulière; la révision du code du travail qui ne s’adapte plus à certaines réalités du moment; réclament  l’organisation des élections sociales afin de déterminer la représentativité des centrales syndicales; réduire à la hausse du pouvoir d’achat du travailleur au regard de la cherté de vie ; demandent  au gouvernement d’ouvrir sans délai les négociations avec l’intersyndicale de l’éducation autour des différents points de revendications…

En présidant cette cérémonie, Mme Nansira Camara, conseillère et représentante du ministre de la Fonction publique a  dans sa communication précisé que « cette commémoration exhorte les uns et les autres à jeter un regard attentif sur les relations professionnelles dans tout ces aspects au sein de notre pays. Elle demeure un  cadre d’échanges pour l’amélioration de la qualité du dialogue social. »

Youssouf Keita                                                

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