Cellou Baldé sur sa libération : « c’est celui que vous connaissez avant, qui est sorti de la maison centrale »

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Quelques jours après sa liberté conditionnelle pour des raisons de santé, avec trois de ses codétenus, l’honorable Cellou Baldé  a fait une première intervention ce lundi 19 juillet 2021 sur les ondes de la radio Gpp Fm, dans l’émission ‘’ Grands Débats’’. Dans son intervention, l’ancien député de Labé a tout d’abord remercié les uns et les autres pour la compassion suite au décès de son père.

« Je vais remercier les citoyens, je veux parler de la procédure judiciaire sur laquelle nous sommes actuellement,    puisque nous sommes en semi-liberté, puisque cette semi-liberté est assortie de certaines contraintes judicaires, qui nous empêchent de rentrer dans les détails. Mais comme disaient nos parents, la mort n’est pas une fatalité, ça renforce la cohésion et l’unité. C’est vrai, mon père est décédé derrière moi. J’aurais aimé être présent au moment de son décès. Vu la relation qui était entre mon père et moi, au-delà qu’il est mon père, c’était mon ami, mon conseiller, c’est lui qui a mis mes pieds à  l’étrier politique, les gens ont compati et on sympathise fortement. Donc, tous, prions pour le repos de son âme. Je remercie Dieu, les citoyens de Labé, du Foutah, de la Guinée et du monde entier », affirme l’honorable Cellou Baldé.

Poursuivant, Cellou Baldé nous confie que la prochaine étape consistera à aider les autres détenus politiques à recouvrir leur liberté même si elle sera conditionnée, avant d’insister sur sa position politique au sein de l’UFDG.

« C’est vrai, nous avons obtenu cette liberté provisoire, nous sommes contents mais à moitié. Parce qu’Etienne Soropogui se trouve là-bas. On était parti ensemble en prison. El Abdoulaye Wanindara aussi se trouve en prison lui dalleur, c’est un imam, El Allarény, El Saliou Diouldé  venu des Etats-Unis pour un bref séjour, tous sont en prison sans compter tous les autres jeunes et pères de familles anonymes qui se trouvent là-bas. Notre premier objectif, c’est à ce que ces gens-là aussi recouvrent leur liberté comme nous. Qu’ils bénéficient d’un abandon de poursuite ou d’une liberté provisoire comme nous. Nous souhaitons qu’eux aussi, ils retrouvent leur liberté. Par après, nous attendons la décision de la justice parce qu’ils ont promis qu’il y aura un procès dans ce dossier. Nous avons été incarcérés à la maison centrale de Conakry pendant huit mois. Seulement je rassure à tout le monde que  c’est un honorable Cellou Baldé de l’UFDG qui a été incarcéré et c’est un honorable Cellou Baldé que vous connaissez avant, qui est sorti de la maison centrale. Je profite de votre micro pour remercier tous ceux qui nous ont assistés de près ou de loin. Remercier également tout le monde suite à la compassion dont j’ai fait l’objet suite au décès de mon père. C’est vrai, mon père est décédé pendant que j’étais en détention.  Mon souhait c’était de rester auprès de mon père jusqu’à ses derniers jours. Parce que les relations qui étaient entre mon père et moi vont au-delà des relations entre père et fils.  Il était également mon ami, mon conseiller, c’était celui qui a mis mes pieds à l’étrier politique. De tous les côtés, on m’a appelé en prison pour compatir à ma douleur. Je demande à tout le monde de lui pardonner », conclut-il.

Tidiane Diallo, correspondant régional à Labé.

620 44 25 83

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