Cellou Dalein à Koulé : ‘’si Dadis doit être prisonnier, c’est dans son pays… Je vais autoriser son retour’’

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L’opposant Cellou Dalein Diallo poursuit sa campagne électorale à l’intérieur du pays et, avec une litanie de promesses. De Conakry à Mamou, Faranah, Kissidougou, Macenta, Guéckédou et jusqu’à Koulé, Dalein a essayé les recettes d’Alpha Condé : promettre et promettre. Mais la promesse qui a retenu l’attention de plus d’un c’est le retour de l’ex-chef de la junte guinéenne Moussa Dadis Camara, en exil à Ouagadougou, au Burkina Faso, un des cerveaux présumés du massacre du 28 septembre 2009 qui a fait 157 morts selon l’ONU et des centaines de blessés au stade de Conakry. Cellou Dalein a annoncé non sans enthousiasme aux citoyens de Koulé, petite localité de N’zérékoré, que leur fils, l’ex-capitaine, reviendra, au lendemain de son investiture.

 « Je connais vos préoccupations, il y en a une que vous n’avez pas évoquée, c’est le retour du capitaine Dadis. Comment voulez-vous que Koulé vote pour Alpha Condé alors qu’il a fait exiler votre fils ? Et, lorsque le capitaine Dadis a décidé de rentrer pour participer à la manifestation de la vérité dans l’affaire du 28 septembre, Alpha Condé et son réseau mafieux ont dérouté l’avion pour dire que Dadis ne peut pas être en Guinée. Depuis quand avez-vous vu un pays renvoyer son citoyen ?

S’il doit être prisonnier, c’est dans son pays. Mais Alpha Condé a dit que Dadis ne rentre pas malgré toutes les promesses qu’il avait tenues (dans ce sens). Dadis lui-même prend la responsabilité de payer son billet et venir jusqu’à Abidjan, Alpha Condé avec son réseau mafieux ont décidé d’aller le débarquer à Accra pour dire qu’il ne peut pas rentrer en Guinée. Alors que le capitaine Dadis avait décidé de venir participer à la manifestation de la vérité pour qu’il se défende devant la justice de son pays.

Je vais autoriser le retour de Dadis dès mon accession au pouvoir. Et je vais engager une politique de réconciliation qui passera nécessairement par la vérité, la justice et le pardon, sinon les Guinéens ne pourraient plus vivre ensemble. Il y a eu trop de violences dans ce pays depuis l’indépendance, il faut que le Guinéen fasse tourner cette page. On ne fera pas de représailles, ça sera l’acceptation, la vérité et le pardon. Et, les Guinéens ont besoin de ça », a assuré M. Diallo, cité par nos confrères de Guinéematin qui le suivent dans son périple.

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